REPERES POUR COMPRENDRE L'ECONOMIE CONTEMPORAINE

Vous vous posez des questions sur l'économie, sur ses relations à la politique, sur le discours des candidats aux présidentielles, ou à d'autres élections, dans le domaine de l'économie, vous souhaiteriez comprendre l'actualité, de façon simple, les textes qui vous sont proposés peuvent vous aider.

Vous y trouverez des références, des définitions, et si vous posez des questions, des réponses.Alors, n'hésitez pas, posez vos questions. nous répondrons par l'intermédiaire de réponses flash et, surtout, de courtes synthèses périodiques.

A bientôt !

Bernard Liger

Samedi 23 août 2008

----- Original Message -----
From: bernard
To: bernard liger
Sent: Saturday, August 23, 2008 4:34 PM
Subject: Fw: Afghanistan - message du Président de la Saint-Cyrienne


RPC traite généralement de problème d'actualité vu sous leur aspect économique, voire historique. Le présent envoi se situe dans un cadre différent. L'évolution de la question Afghane exige en effet des prises de position rapides. Je vous envoie ci-joint le message que le Général président de la Saint Cyrienne, association regroupant beaucoup d'anciens élèves de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr à la suite de la mort en Afghanistan de dix soldats français, avec la réponse que j'ai cru devoir lui faire tant il parait anormal, voire scandaleux, de saisir l'occasion offerte par la mort d'une dizaine de soldats français pour faire la publicité de ce qu'il appelle une "juste cause", suivant en cela d'ailleurs l'exemple de Nicolas Sarkozy, pressé de satisfaire les demandes de Butch.
Un premier envoi a été tronqué, ne comportant, semble-t-il, que le texte du Président, sans ma prise de position. On ne peut que souhaiter de nombreuses autres prises de position sur ce sujet alors que le chef de l'Etat se propose de présenter la question au Parlement. Sa majorité va approuver notre engagement en Afghanistan. Le PS va probablement se couper en deux. Il est plus que temps de réagir par tous les moyens disponibles.
----- Original Message -----
From: bernard
To: newsletter@saint-cyr.org
Sent: Friday, August 22, 2008 9:57 PM
Subject: Re: Afghanistan - message du Président de la Saint-Cyrienne


Général,

J'ai lu avec attention votre message. Je partage les sentiments que vous exprimez à l'égard de nos camarades tombés en Afghanistan et de leurs familles, dans les conditions que nous savons. Mais je crois devoir, fort d'une longue expérience en Algérie notamment, vous exprimer mon désaccord profond sur l'évocation de la "juste cause" dont vous parlez alors que, nous savons tous, notre participation à cette guerre absurde a des motivations qui n'ont pas grand chose à voir avec la lutte contre le terrorisme. Cette guerre ne peut que l'amplifier avant de dégénérer, au delà même de l'Afghanistan, au Pakistan comme en Iran. Plus, je suis profondément choqué de la façon dont on utilise, au plan politique, la mort de nos camarades pour promouvoir une guerre qui sera sans issue heureuse, nous le savons tous.
Je ne sous-estime pas les réactions que peut susciter une telle prise de position mais je suis persuadé qu'il y a des circonstances dans lesquelles on doit refuser de suivre.
Je me permettrai de communiquer ma réaction à quelques uns de mes amis tout aussi inquiets que je le suis des développements de cette affaire.
Avec l'expression de mes sentiments respectueux.

Bernard Liger,
Promotion Lieutenant-Colonel Amilakvari
----- Original Message -----
From: newsletter@saint-cyr.org
To: bernard.liger@wanadoo.fr
Sent: Wednesday, August 20, 2008 9:05 PM
Subject: Afghanistan - message du Président de la Saint-Cyrienne

 

 


mercredi 20 août 2008

 


Afghanistan - message du Président de la Saint-Cyrienne

 

19 août 2008

Dix soldats sont tombés au combat hier en Afghanistan, vingt et un ont été blessés dans la bataille.

Ils sont morts pour la France, pour une cause juste. Dans le rude combat, ils ont certainement d'abord pensé à leurs camarades de section, c'est aussi une part de leur honneur de soldat.

Au nom de la Saint Cyrienne je présente à toutes les familles et aux proches mes plus vives et sincères condoléances.

Je forme des souhaits pour que les blessés retrouvent progressivement la santé et tous leurs moyens.

Nous sommes nombreux, dans notre association, à savoir ce que représente la douleur de perdre un camarade au combat. C'est pourquoi j'adresse aux hommes du 8e RPIMA, du 2e REP et du RMT le salut fraternel et chaleureux de tous ceux qui, de France, pensent à eux.

Nous ne doutons pas de leur détermination et de leur courage et nous savons qu'ils se battent contre des extrémistes terroristes particulièrement redoutables. Nous sommes solidaires d'eux au sens de la fraternité d'armes.

Aux lecteurs de ce message, saint-cyriens ou non, je propose de manifester cette fraternité respectueuse en envoyant rapidement aux régiments concernés un courriel ou un courrier personnel.

Général de corps d'armée (2S) Dominique Delort
Promotion Lieutenant-colonel Brunet de Sairigné (67-69)

 


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8e RPIMa - Tel : 05 63 62 55 03 - Courriel : em@rpima8.terre.defense.gouv.fr
2e REP - Tel : 04 95 60 92 99 - Courriel : empcrep2@orange.fr
RMT - Tel : 03 44 09 82 83 - Courriel : boi.rmt@rmt.terre.defense.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 


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Par liger - Publié dans : Afghanistan
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Lundi 14 juillet 2008

Tous les responsables politiques et associatifs peuvent être maintenant, depuis le Premier juillet 2008,fichés à leur insu,dans le fichier Edvige, tnu et utilisé par les services du ministère de l'intérieur, et donc la police. Au départ, la volonté de Rachida  Dati de se doter d'un outil pour suivre la vie des bandes après un incident, une bagarre dans Paris.  Une pétition nationale sous l'égide de la fondation Coppernic est lancée pour que ce décret soit rapporté car on s'est contenté d'un décret pour une disposition de cette importance. Signez la, nombreux. Voilà un pas de plus en direction d'un régime totalitaire. Qu'y a-t-il réellement derrière tout cela ?
En tout cas, cela va bien à travers les initiatives de Napoléon 4 en direction des dictateurs !
Il y a , entr'autre,la volonté d'engager une répression plus active envers ceux qui aident des clandestins. Comme il y a volonté indéniable d'utiliser les pays du sud de la méditerranée comme bastion contre l'immigration. Nos gouvernants devraient pourtant savoir que rien n'arrêtera des gens qui ont faim, qu'aucun mur n'a très longtemps résisté à la poussée des affamés, pas même le rideau de fer.  Réagissons.

Par liger - Publié dans : immigration
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Lundi 7 juillet 2008

Je dois compléter le premier papier RPC 42 qui donnait une image de la Chine vue par son Premier Ministre par un second papier donnant des informations qui permettent de décrypter la question du Tibet. le occidentaux se sont emparés de cette affaire, et probablement partiellement suscité avec rage. Pourquoi ? Souvenir de voyage au Népal plutot  qu'au Tibet ? Prestige d'un Dalaï Lama qui a sans doute de grandes qualités humaines ? respect, voire engouement pour un boudhisme dont les occidentaux n'ont qu'une vision idyllique, mais qui séduit ?... sans doute. D'ailleurs, soyons honn^te avec nous-mêmes, nous avons été  très nombreux à  déplorer la façonj dont, en 1959, au temps de la révolution culturelle, l'Armée Populaire a submergé la province autonome du Tibet, détruit les temples et sans doute tué nombre de moines. Mais cette accès de folie n'a pas concerné que le Tibet ,mais toute la Chine. La plus grande partie des victimes de la révolution culturelle ne sont pas tibétaines mais chinoises.

Qui se souvient aujourd'hui de la révolution culturelle et de ses excès ? Les plus vieux d'entre nous peut-être, cela fait près de cinquante ans déjà. Les jeunes générations ont sans doute oublié, en admettant qu'elles en aient ,un jour, entendu parler.  Pour ce qui concerne le Tibet, les choses sont différentes. Le Dalaî  lama de l'époque vit toujours. C'est celui que nous connaissons. Les occidentaux l'ont pris en charge, l'ont aidé à se réinstaller à Darmsala, sur la frontière indienne. D'aucuns racontent comment la CIA a pendant plusieurs années (jusqu'à quand ?) entretenu, équipé, payé, des insurgés pour entretenir une menace sur le Tibet devenu communiste.
Pendant ce temps, le Dalaï Lama parcourait le monde pour défendre la cause tibétaine et persuadait, à son corps défendant peut-être, la fiction, car il s'agit bien d'une fiction, d'un tibet se libérant du régime de la République Populaire de Chine, pour retrouver une indépendance qu'elle n'avait jamais connu. En ce mois de jullet 2008, la revue "La vie" présentait la rencontre attendue du Pape benoît XVI et du Dalaï Lama comme la rencontre de deux chefs d'Etats, ce qui est faux mais contribue à entretenir la fiction. J'ai écrit au journal pour faire une mise au point. La responsable du courrier des lecteurs m'a répondu qu'il fallait comprendre le droit des peuples à l'autodétermination !  Je ne comprends pas une telle réponse, sauf à vouloir créer des problèmes; les tibétains sont au plus 3 millions, les chinois; 1,5 milliard. D'ailleurs le Dalaî Lama lui-même ne demande pas un référendum sur l'indépendance du tibet, seulement une amélioration de l'autonomie de la région. Les tibétains ne sont pas assujettis, aujiourd'hui à toutes les règles imposées au chinois, par exemple l'enfant unique. En l'occurrence, "La Vie" est plus indépendantiste que les tibértains eux-mêmes, en admettant que beaucoup de tibétains souhaitent retrouver le servage qu'ils devaient supporter avant la révolution culturelle.

Par liger - Publié dans : chine
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Mercredi 25 juin 2008
On parle aujourd'hui de combler le déficit en réduisant les remboursements de médicaments pour les maladies de longue durée. Roselyne Bachelot nous raconte que cela ne changera rien pour les malades qui continueront d'être remboursés par leurs mutuelles. Donc, il n'y aurait pas de raison de s'inquiéter.
Pourtant, cette argumentation est spécieuse:
    Les Sociétés Mutualistes sont des sociétés d'assurances particulières dans lesquelles tous les adhérents ont théoriquement le droit de vote et où les droits de vote ne sont pas proportionnels aux apports. Pour le reste, ce sont structurellement des sociétés d'assurances. On nous propose donc d'accroitre la part de l'assurance dans la protection sociale. Pourquoi ? Réponse, en raison du déficit. Que faut-il en penser ? On nous dit sans arrêt, tous les jours, que pour réduire le déficit, il n'y a qu'un moyen, réduire les dépenses. C'est faux. Il y a un autre moyen: augmenter les recettes.
   Comment ?  La recette est simple:Appliquer la règle qui est celle des régimes fonctionnant par répartition depuis toujours, pas de revenus sans cotisations, d'un type ou d'un autre. Est-ce que cela conduirait à augmenter le coût du travail ? Pas nécessairement. Comme nous l'avons expliqué dans l'une de nos fiches, il faudrait d'abord que tous les revenus paient des cotisations, et d'abord les stocks-options qui ne paient de cotisations que sur les plues-values réalisées à l'occasion de leur revente. Le président de la Cour des Comptes, philippe Seguin, que l'on peut difficilement traiter de gauchiste, recense dans un récent rapport annuel sur la SS, Plus de 60 cas d'exonérations de cotisations. La seule exemption des stocks-options coûte à la Sécurité Sociale, 3 milliards par an, soit le bénéfice escompté de la réduction du remboursement des médicaments dans le cas des longues maladies.
  Il faut avoir en tête le prix d'un médicament comme le Terceva utilisé pour certains cancers et dont la boite de 30 comprimés a dépassé les mille euros !
 Questions subsidiaire, pourquoi nos respnsables politiques, et je vise ici les responsables de la Gauche d'abord, ont-ils peur d'aborder le problème sous cet angle. Je n'ai vraiment entendu que les leaders de FO s'emparer de cette argumentation.
Réagissons.
Par liger - Publié dans : assurance maladie
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Vendredi 13 juin 2008
RPC 41 DEBAT

REPERES POUR COMPRENDRE L'ECONOMIE CONTEMPORAINE

RPC 41 - mars 2008

TOUS NOS TEXTES SONT ACCESSIBLES SUR http://economie-liger.over-blog.com

Les difficultés de la SECURITE SOCIALE justifient-elles les attaques dont elle est l'objet ?


Nous abordons, aujourd'hui la question de la Sécurité Sociale (S.S.), avec de solides raisons. Le « Président » a dit sa volonté de réformer, à nouveau, les retraites après les élections municipales. Il a déjà commencé la transformation de l'assurance maladie. La commission Attali a proposé une réforme des Allocations Familiales. Les hôpitaux publics sont, une fois de plus, en cours de réforme, dans une perspective qui les dévalorise, tandis qu'un nombre important de médecins complètent leurs revenus par des dépassements d'honoraires souvent élevés: La réforme du président, moins de solidarité, plus d'individualisme, dans l'intérêt des banques et des sociétés d'assurances, et, à travers elles, des marchés financiers, est en route, par petites touches. Le président sait que les français sont attachés à leur Sécurité Sociale. Sa stratégie consiste à la transformer avant de le dire. Mais il est probable qu'on en parlera bientôt, fut-ce pour être mis devant le fait accompli. Cette note veut apporter au lecteur une information de base, pour permettre à chacun de participer aux débats qui ne manqueront pas d'être vifs. Les lecteurs qui détecteraient des erreurs dans ce document sont invités à nous les signaler.

La situation actuelle de la S. S., reste solide, en dépit de toutes les dénégations, pourvu qu'on revienne aux principes qui la fondaient et que l'Etat lui-même ne respecte pas toujours. Martine Aubry, ministre des Affaires Sociales de Lionel Jospin, avait laissé une institution en équilibre, et même excédentaire en 2001 et 2002. La Commission des Comptes de la S.S. a prévu, pour 2008, un déficit de 7,7 milliards d'euros, pour un total de dépenses de plus de 400 milliards d'euros, tous régimes confondus. Ce n'est pas la catastrophe annoncée. Les cadeaux fiscaux de l'été 2007 sont supérieurs au déficit en question. La Société Générale a perdu six à sept milliards d'euros, presque autant que le déficit en question. Et pourtant, elle n'est pas en faillite. Son PDG n'a même pas été licencié.

Alors pourquoi tant d'acharnement pour démontrer que la S.S. est dépassée, anachronique même ? Pour les néo-libéraux, il est scandaleux que les sommes dépensées par cette institution n'alimentent pas, au passage, les marchés financiers et ne participent pas à l'enrichissement de ses acteurs. Ils voudraient que la S.S. devienne l'affaire des assureurs et des banquiers, comme aux Etas-Unis. Ne laissons pas faire, d'autant que beaucoup d'américains (voir la campagne d'Hillary Clinton) cherchent une autre solution!

 


1 - Notes historiques rapides et incomplètes.

- En Angleterre, dès le Moyen Age, les paroisses sont responsables de l'aide sociale. Au XXième sc., l'anglais, lord Beveridge, conçoit un système moderne de S. S. Il le propose au Président Roosevelt qui le refuse.
- En Allemagne, Bismarck crée un système d'Assurances Sociales pour les ouvriers de Berlin. Il s'agissait d'abord d'éviter des révoltes ouvrières dans sa capitale.
- En France, les rois, notamment Louis XIV, ont organisé les premiers régimes de pensions au profit de leurs anciens marins notamment. Il existe un traité des Pensions Royale datant de 1695. Les premières mutuelles ouvrières sont apparues, du fait d'initiatives individuelles, dès le début du XIXème. Napoléon III leur a donné un statut légal. Notre système actuel a été créé, à partir du Programme National de la résistance, au lendemain de la seconde guerre mondiale, par le premier gouvernement du Général De Gaulle. Il s'inspirait largement des idées de Lord Beveridge.

2 - Organisation de la Protection Sociale : Rôle de l'Etat, des régimes obligatoires et paritaires..

21 - La Protection Sociale relève, pour une part, de l'Etat et des collectivités locales : par exemple le Fonds de Solidarité pour la vieillesse, qui finance l'Allocation de Solidarité pour les personnes âgées (ex-minimum vieillesse), les majorations de pension pour enfants élevés, la validation des périodes de chômage, les préretraites et la validation des droits conférés par les périodes de service civil, la CMU, le RMI, l'allocation d'autonomie pour les personnes âgées (gérée par les Conseils Généraux et en grande partie financée par la journée de travail « gratuit » affectée à cette prestation (le lundi de Pentecôte)...Les allocations versée par le Fonds de Solidarité Vieillesse sont partiellement récupérables sur les successions supérieures à 39,000€. La Caisse Nationale d'Allocations familiales prend 15% des dépenses à sa charge, en compensation des majorations de retraite pour enfants élevés. 56% des dépenses de ce fonds correspondent aux périodes de chômage validées. L'allocation d'autonomie n'est pas récupérable sur les successions. La CMU est financée par un prélèvement sur le chiffre d'affaire des assurances complémentaires maladie et par une taxe sur les alcools.

L'Etat, en dernier ressort, prend toutes les décisions concernant le montant des prestations et des cotisations, laissant aux partenaires sociaux la gestion des organismes et la possibilité de formuler des avis sur les textes qu'il veut prendre. En 1979, a été créée une Commission des Comptes de la Sécurité Sociale qui audite, chaque année les comptes des organismes obligatoires. Depuis 1996, la loi de financement de la S.S. fixe, chaque année, les objectifs de recettes et de dépenses. Elle enregistre les écarts et devrait permettre au parlement de décider de mesures de correction. Notons enfin que l'Etat est mauvais payeur. Fin 2004, il devait 9 milliards à la S.S., plus que le déficit de cette année-là. Et cette situation se perpétue.

22 - La Protection Sociale : les Régimes de base.

Les régimes, dits de base, de la S.S. (une vingtaine) assure la gestion des prestations pour la maladie, les accidents du travail, la maternité, les allocations familiales, la retraite de base de la Sécurité Sociale. Le Régime Général, à lui seul, couvre les salariés, environ 80% des assurés, dont les fonctionnaires, avec un certain nombre de singularités, le régime des cultes, la S.S. étudiante... Les régimes des Indépendants et de la Mutualité Sociale Agricole se partagent plus de la moitié du reste. Des régimes particuliers, Chambre des députés, Sénat, Opéra, Clercs de notaire, mineurs, pêcheurs... couvrent le reste. La réunification des régimes a toujours été un objectif, jamais réalisé. Des progrès ont été accomplis,mais les particularismes sont assez forts pour rendre l'unification aléatoire. Le gouvernement actuel n'a pas abordé cette question.

23 - Le Régime Général de Sécurité Sociale (les salariés).

Les organismes du Régime Général sont des organismes de droit privé gérant un service public : Caisses Nationales, maladie, allocations familiales, vieillesse, Caisses Primaires d'assurance maladie, Caisses d'allocations familiales, Caisses Régionales Vieillesse, Caisse Générale dans les Départements d'Outre-Mer. Le Régime Général dispose de son Centre d'Etudes Supérieures à Saint-Étienne où sont formés les cadres de direction, d'une convention collective spécifique et de personnels, qui ne sont pas des fonctionnaires. Les fonds qu'il gère sont des fonds privés dont l'affectation est faite a priori. Ce n'est pas le cas des fonds publics, produits de l'impôt, a priori, non affectés.
Les cotisations versées par les employeurs et les salariés sont par nature des « salaires différés », donc propriété des salariés. Les Conseils d'Administration sont constitués de syndicalistes salariés, patronaux, médecins, qui élisent leurs présidents, à l'exception de l'ACOSS dont le président est un fonctionnaire nommé par l'Etat. Fut un temps, pas très éloigné, où les administrateurs des caisses étaient élus au suffrage universel, dans le cadre de listes présentées par les syndicats patronaux et salariés.
Les fonds nécessaires au service des prestations du Régime Général sont collectés et gérés par les URSSAF, sous la direction de l'Agence Centrale des Organismes de S.S. (ACOSS). Elle collecte les cotisations du Régime Général, y compris les ressources provenant de la CGS et de la CRDS. L'ACOSS assure la trésorerie des organismes payeurs, au jour le jour. EIle peut, à cet effet, emprunter, à court terme, à la Caisse des dépôts, les fonds nécessaires. Ainsi lui paie-t-elle des intérêts pour les sommes empruntées pour pallier les non-paiements de l'Etat. Elle peut émettre des obligations. La trésorerie gérée par l'ACOSS était, en 2005, de l'ordre de 1 Md€ par jour ouvré.
Le Régime Général de la S.S. couvre le salarié pour la maladie, la maternité, les accidents du travail, les allocations familiales, la retraite du régime général ( manque un lien?) la moitié, au maximum, du plafond de la Sécurité Sociale, 2682 € en 2007.

Les retraites complémentaires servent un complément de retraite égal au nombre de points acquis par le salarié par ses cotisations multiplié par une valeur du point que les caisses évaluent chaque année. Le salarié peut toucher, séparément, des retraites complémentaires de plusieurs origines du fait de son parcours professionnel. Enfin le salarié au chômage recevra des allocations servies par les ASSEDIC, à l'exception des fonctionnaires pour lesquels l'Etat joue le rôle d'ASSEDIC.

Les autres régimes de S.S., agriculteurs, indépendants...fonctionnent sur des modèles du même genre, le cas échéant simplifiés, car les volumes financiers concernés sont beaucoup plus faibles.

24 - Les Régimes Paritaires, chômage et retraites complémentaires.
Les retraites complémentaires servent un complément de retraite égal au nombre de points acquis par le salarié par ses cotisations, multiplié par une valeur du point que les caisses évaluent chaque année. Le salarié peut toucher des retraites complémentaires de plusieurs origines, du fait de son parcours professionnel (bis). Enfin le salarié au chômage reçoit des allocations servies par les ASSEDIC, à l'exception des fonctionnaires, pour lesquels l'Etat joue le rôle d'ASSEDIC (bis)
L'UNEDIC et les ASSEDIC couvrent le risque chômage. Ce sont des associations, loi 1901, qui travaillent en coopération avec les services de l'ANPE, qui dépend du ministère de l'emploi. On sait que Sarkozy a voulu réunir en un seul organisme ANPE et ASSEDIC, opération en cours mais aléatoire, ne fut-ce qu'en raison des différences de statut des personnels, fonctionnaires pour l'ANPE, de droit privé pour les ASSEDIC.
L'AGIRC (assoc.1901) a été créée le 29 décembre 1972, par un accord passé entre le patronat et les syndicats de salariés, pour assurer une retraite complémentaire aux cadres. Le 8 décembre 1961, était créée l'ARCO (Assoc. 1901), pour assurer une retraite complémentaire aux non-cadres. Le 4 février 1983, l'AGIRC et l'ARCO créaient l'association de gestion des fonds de financement de l'AGIRC et l'ARCO (AGF). L'IRCANTEC allait remplir la même fonction au profit des personnels non titulaires de la fonction publique.

3 - Le financement de la Sécurité Sociale.

Précisions de vocabulaire :
- La masse salariale comprend le salaire net, les cotisations du salarié et de l'employeur, ainsi que la valeur des avantages en nature éventuels.
- Le salaire net correspond au chèque reçu par le salarié.
- Le salaire brut (celui qu'on négocie à l'embauche) comprend le salaire net et les cotisations du salarié

Le financement de la Protection Sociale du salarié est assuré par,

- 31 - Des cotisations de l'employeur et du salarié. Ces cotisations sont calculées sur la base des salaires bruts (primes, gratifications diverses incluses), auxquels s'ajoute la valeur, totale ou partielle suivant les cas, des avantages en nature (logement, voiture...). Toutefois certains avantages sont peu ou pas taxés, par exemple la valeur de stocks-options à la date de leur attribution. Les cotisations de l'employeur portent aussi sur la formation permanente, les transports (cartes orange), le fonds de garantie des salaires(qui paie les salariés en cas de défaillance de l'entreprise)...
- .
- 32 - Des franchises, payées par tous les malades, en plus du ticket modérateur traditionnel, sur les médicaments, participations au financement de l'assurance maladie, au même titre que la journée de travail gratuite décidée par le gouvernement Raffarin au profit de l'allocation autonomie, ou que l'euro ajouté au prix de la consultation.

- 33 - Des prélèvements sur les revenus, Contribution Sociale Généralisée (CSG) et contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) qui sont des impôts « affectés ».
La CSG est un impôt portant sur les revenus de remplacement, retraite, allocations chômage, revenus du patrimoine, des jeux.. Elle a été créée par le Gouvernement Rocard, le 16 novembre 1990. Elle visait à élargir l'assiette des cotisations en ne la limitant plus aux seuls salaires, les cotisations étant, à l'origine, diminuées d'autant.
Les taux d'imposition sont de 7,5% sur les revenus salariaux, 6,20% sur les revenus du chômage, 6,60 % sur les retraites (ramenés à 3,8% si le contribuable ne paie pas l'IR), 8,6% sur les revenus du patrimoine et des placements, 9,5% sur les revenus des jeux. Cette contribution a rapporté, en 2006, 76,3 milliards d'euros, plus que l'impôt sur le revenu. Elle représentait alors 18% des ressources de la Sécurité Sociale.
La Contribution pour le remboursement de la Dette Sociale ( CRDS) a été créée en 1996 par le gouvernement Juppé pour alimenter la Caisse pour l'Amortissement de la dette sociale au taux de 0,5% de tous les revenus.

- 34 - Des financements complémentaires des entreprises et des usagers:
Diverses contributions, taxe sur le montant des budgets publicitaires des laboratoires, taxe sur les fabricants de médicaments, taxes sur les alcools...
On notera que la couverture médicale universelle (CMU) ne relève pas du Régime Général, bien que la branche Maladie de la S.S. y contribue marginalement.

- 35 - Des déremboursements qui se multiplient et qui reviennent à faire payer une fraction croissante des dépenses de santé par l'assuré lui-même, en plus de ses cotisations, diminution, dans les années 60, des frais dentaires et d'optique, passage progressif du ticket modérateur de 20 à 35%, forfait hospitalier à 16 euros/jour en 2007, tolérance officielle des dépassements d'honoraires, retraite calculée sur 25 ans et non plus 10, depuis la loi Baladur...

La Cours des Comptes, sur la base des données relatives à l'année 2005 a estimé que les cotisations sociales du régime général, y compris CSG et CRDS, représentaient 37,88% des salaires bruts auxquels on doit ajouter 15 à 20% pour les retraites complémentaires et le chômage. Elle n'a pas considéré les déremboursement comme des cotisations supplémentaires. C'est dommage !

4 - Efficacité du financement par les cotisations dans un régime fonctionnant par répartition.

Un régime par répartition est un système dans lequel les cotisations versées dans une période financent les prestations servies dans la même période. Les libéraux ont horreur de ce système. Ils préfèrent que l'argent des cotisations passe par les marchés financiers, quels qu'en soient les risques. D'où l'objectif qu'ils poursuivent inlassablement remplacer le système par répartition par un système dans lequel chacun s'assurerait comme il l'entend, en capitalisant ce qu'il pourrait, pour financer ses soins de santé et sa retraite future. Certains pays comme l'Angleterre avaient nationalisé leur système de santé, une horreur pour un libéral. Madame Tatcher l'avait cassé en le privant de ressources financières suffisantes. Tony Blair l'a remis sur pied. Les libéraux à « l'américaine » cherchent en permanence à démontrer que ce système ne pourra pas faire face à l'augmentation des besoins dans le domaine de la maladie et des retraites. D'où ce discours permanent et insistant sur le déficit de la S.S.. Que faut-il en penser ?

41 - Chiffrer le déficit : On nous dit sans cesse que la S.S. est dans une situation financière alarmante. Que faut-il en penser ?Je me référerai au rapport de certification des comptes de la Sécurité Sociale par la Cour des Comptes, publié et présenté au Parlement en Juin 2007 pour l'année 2006.
Les comptes du Régime Général, pour la maladie, la famille et les retraites présentent un déficit global de 8,7 milliards d'euros pour 2006. Il était de
11, 6 milliards en 2005. Il a donc diminué de près de 3 milliards de 2005 à 2006. Le coût total des dépenses était de 286,6 milliards d'euros. Le déficit du régime représentait donc 3% des dépenses, en 2006.
Si l'on considère le déficit global de l'ensemble des Régimes obligatoires, tous régimes sociaux confondus, le déficit global, pour 2006 était de
7, 8 milliards. Le coût total des dépenses était de 389,2 milliards. Le déficit représentait 2% des dépenses. Ce déficit doit être augmenté, pour 2006, du déficit des organismes concourant au financement des régimes obligatoires, le fonds de solidarité vieillesse et le fonds de financement des prestations sociales des non-salariés agricoles, soit 1,3 milliard, ce qui porte le déficit total à 11,3 milliards, soit 3,6% des dépenses.

A l'intérieur de ce déficit global, le régime des retraites, compte pour un peu plus de 3,2 milliards et celui de la maladie pour un peu plus de 5,9 milliards

Pour 2008, les mêmes sources prévoient un déficit de 7,7 milliards pour un total de dépenses (prévisions) de 422,5, soit 1,8%, en nette régression par rapport aux années précédentes. Les organismes contribuant à l'équilibre des régimes génèrent un déficit supplémentaire de 2,1 milliards pour un total de dépenses de 31 milliards. Le déficit est donc porté à 0,2% des dépenses. L'une des causes de cette diminution réside dans les mesures d'urgences récemment prises. Un déficit de l'ordre de grandeur du cadeau fiscal de Sarkozy à son arrivée à la présidence. Rappelons aussi que le déficit du commerce extérieur de la France, pour 2007, était de l'ordre de 40 milliards, que le déficit budgétaire était la même année de 38,4 milliards, auquel il faudrait ajouter les déficits des collectivités locales. Par rapport à la masse des déficits, celui de la S.S.était presque marginal. Mérite-t-il le grand cas qu'on en fait ?

42 - Trouver les origines du déficit.

Par construction, les différents régimes de S.S sont en équilibre. Chaque fois qu'une disposition législative crée une prestation, elle doit créer la ressources correspondante. La loi de finances pour 1994 prévoyait que toutes les exonérations soient compensées. Pourtant la Cour des Comptes, en 2006, constatait qu'en 13 ans, 32Mds d'exonérations n'avait pas été compensés par l'Etat, donc une dette de l'Etat, reportée par les gouvernements successifs sur les assurés qui devront la payer. Le déficit a donc deux causes, l'insuffisante adaptation des ressources aux besoins, peut-être, mais aussi l'existence d'un nombre important d'exonérations sans contre-partie. Il suffit que l'Etat déclare une rémunération exempte de charges sociales pour que le déficit augmente. Ex : les fonds de participation ou de l'intéressement. A contrario, la tendance lourde des employeurs est de recourir, chaque fois que possible, aux éléments de rémunération exonérés de charges sociales.

Dans son rapport sur les exonérations de charges sociales pour 2007, le président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin, dénombrait 67 cas d'exonérations. Les stocks-options sont exonérées pour leur valeur d'attribution. Si un employeur donne à un salarié la possibilité d'acquérir une stock-option (action) valant 100€, à 80% de sa valeur, il le fait bénéficier d'un rabais de 20 euros dont 15 seulement seront soumis à cotisation. La S.S. perd les cotisations sur 5 euros. . Si le salarié revend 130 euros son action au bout du délai prévu au moment de l'attribution, il ne paiera que la CGS et la CRDS sur les 30 euros de plus-value. Au total la S.S. perd les cotisations sociales sur 35 euros. Lorsqu'un employeur distribue, à titre de complément de rémunération, des actions gratuites, elles ne sont pas soumises à cotisations. Pour l'année 2007, Philippe Seguin, estimait que la S.S. perdait ainsi 3 milliards d'euros. Il proposait de revenir à des cotisations sociales plus substantielles.
L'exonération des indemnités de départ en retraite, de licenciement, des sommes versées au titre de l'intéressement, des plans d'épargne d'entreprise, de la participation ...représentait, selon les mêmes sources une perte d'au moins 5 milliards d'euros.
Au total, le montant des exonérations recensées était de l'ordre de grandeur du déficit annuel annoncé, à situation économique constante. Le législateur acceptant ce système d'exonérations, acceptait du même coup un budget de la S.S. déficitaire. Dès lors, c'est l'Etat, et non les assurés, qui renvoie aux générations futures la dette accumulée. Cessons de tirer sur les assurés sociaux !.

Ces quelques exemples montrent que la situation financière de la S.S.,est loin d'être désespérée, pourvu que l'Etat veuille bien considérer, comme le prévoit la théorie , que toutes les formes de rémunérations supportent les mêmes cotisations.
L'équilibre des comptes, sans attendre le retour d'une croissance significative, sans diminution importante des prestations, est possible. Mais ce n'est pas la perspective ouverte par le président, laquelle exclut de plus en plus le recours à la solidarité, pour mettre en place un système libéré de toutes contraintes sociales, pour le plus grand profit des marchés.
Que l'Etat paie ses dettes à la S.S. et que l'on fasse disparaître nombre d'exonérations les comptes de la S.S. seront équilibrés. Si la croissance revenait, même limitée, il serait possible de supprimer les franchises et de réduire les tickets modérateurs, par exemple

5 - Ce qui pourrait arriver si les libéraux continuent de dominer les débats :

En assurances maladie, une diminution continue du niveau de prestations avec, le cas échéant, des prestations sous conditions de ressources, une augmentation continue du forfait hospitalier, déjà à 16 euros/jour, et la croissance des dépassements d'honoraires. Le refus d'un nombre croissant de cabinets privés de recevoir des titulaires de la CMU (c'est déjà le cas). L'interdiction faite aux Mutuelles de rembourser certaines prestations (voir les contrats de complémentaires maladie, dits « responsables ». Le renvoi, de plus en plus fréquent du malade, des hôpitaux publics vers des établissements privés, sous prétexte d'une coordination nouvelle entre médecine publique et privée.
L'introduction dans le système de financement de coûts qui ne relèvent pas de la S.S., cette dernière servant alors de collecteur de fonds pour l'Etat . Le président voulait prendre un avantage électoral. Il déclara la guerre à la maladie Altzeimmer. Qui voudrait s'y opposer ? Pour financer ce nouvel objectif, il fabriqua un système de franchises sur les boites de médicament et les transports sanitaires. Mais il ne dit pas que la recherche scientifique, fut-elle justifiée, et c'est le cas, relève de l'Etat et non de la S.S. Le savait-il ?

En matière d'allocations familiales, le président n'a rien dit, mais la commission Attali a proposé la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Ce serait revenir sur la tradition française qui veut que les allocations sont des allocations à l'enfant et non à la famille. Il n'y a jamais eu de débat sur ce point essentiel. La recomposition des familles pourrait d'ailleurs rendre un tel principe assez inique: mieux vaudrait en effet n'être ni marié, ni pacsé, pour que le couple, si les deux membres travaillent, reçoive un maximum d'allocations !

En matière de retraite, on nous présente déjà comme inéluctable l'augmentation d'un an de la durée de cotisations et la baisse du montant des retraites. On passe sous silence la diminution progressive du taux de remplacement, capacité de la pension à représenter une part constante du dernier salaire. On pousse ainsi les assurés à investir librement dans un capital retraite, même si le succès de ce qu'il faut bien appeler « fonds de pension » n'est pas avéré. Un certain nombre d'économistes envisage même la faillite prochaine de ces fonds de pension. Le niveau de vie du retraité va baisser et le rêve du Français moyen, la résidence secondaire va devenir de plus en plus utopique. C'est aussi une façon, via les fonds de pension, le capital retraite, la retraite d'entreprise...de renvoyer vers le marché les masses financières qui, dans notre système actuel, alimentent les retraites par répartition. C'est aussi une façon d'enrichir les intermédiaires du marché en prélevant, sur les capitaux placés, une rémunération.
A titre d'exemple, une simulation réalisée par une banque française, à notre demande : Si une personne veut un surcroît de pension de 666€/mois et souhaite prendre sa retraite à 65 ans en cotisant pendant 25 ans à un fonds de pension, elle devra apporter un capital de135450€ qui au taux de 4%, avec des frais de versement de 4%,constitueront à terme un fonds de 220 974€, capital et intérêts cumulés, sous réserve que le marché lui assure sans discontinuer, les 4% annuels annoncés. Ce n'est pas certain. Le capital qu'il devra placer est alors de l'ordre de grandeur de ce qu'il devrait apporter pour acheter un appartement ou une résidence secondaire.

Le président voudrait revenir sur la TVA sociale que l'on croyait enterrée mais que la commission Attali a remise à l'ordre du jour. Le « Monde » du 30 janvier 2008 publiait un interview de Eric Woerth, ministre du Budget et de la Réforme de l'Etat, dont on connaît la proximité du président. Il y déclarait « Rien n'est enterré. La TVA sociale comme d'autres sujets seront sur la table pendant ce premier semestre... le président a fixé un calendrier très serré et nous le respectons... »

Tout ce qui précède est à l'ordre du jour. Si ces mesures sont mises en œuvre, la protection sociale fondée sur la solidarité disparaîtra. Les plus riches bénéficieront d'une médecine de qualité et pourront se préparer une retraite significative. Les autres se soigneront moins et travailleront jusqu'à leur mort ou presque comme c'est déjà le cas, aujourd'hui, aux USA,

A défendre : le maintien du principe de la répartition et non l'augmentation des prestations fondées sur la capitalisation, la réduction nécessaire des exonérations de cotisations sociales leur compensation à 100%, le maintien du système actuel de prestations familiales, le taux de remplacement actuel des retraites, l'existence d'un âge limite acceptable de départ en retraite tenant compte de la pénibilité des tâches...le principe de l'assujettissement à cotisations sociales de tous types de rémunérations, dont les stocks-option...
A combattre : les systèmes de franchise médicales, la non prise en compte dans les budgets hospitaliers des missions de service public, la mise en place d'une rémunérations des hôpitaux fondées sur le nombre d'actes, le détournement des fonds de la protection sociale au profit de la recherche médicales, le non-paiement par l'Etat des reversements à la S.S., des compensations de toutes les exonérations de cotisations, la mise en place des fonds de pension, la réduction du taux de remplacement des retraites, l'instauration d'une TVA sociale réductrice du pouvoir d'achat pour tous, de la même façon...

Par liger - Publié dans : assurance maladie
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