Le déficit de la sécurité sociale

Publié le par liger

On parle aujourd'hui de combler le déficit en réduisant les remboursements de médicaments pour les maladies de longue durée. Roselyne Bachelot nous raconte que cela ne changera rien pour les malades qui continueront d'être remboursés par leurs mutuelles. Donc, il n'y aurait pas de raison de s'inquiéter.
Pourtant, cette argumentation est spécieuse:
    Les Sociétés Mutualistes sont des sociétés d'assurances particulières dans lesquelles tous les adhérents ont théoriquement le droit de vote et où les droits de vote ne sont pas proportionnels aux apports. Pour le reste, ce sont structurellement des sociétés d'assurances. On nous propose donc d'accroitre la part de l'assurance dans la protection sociale. Pourquoi ? Réponse, en raison du déficit. Que faut-il en penser ? On nous dit sans arrêt, tous les jours, que pour réduire le déficit, il n'y a qu'un moyen, réduire les dépenses. C'est faux. Il y a un autre moyen: augmenter les recettes.
   Comment ?  La recette est simple:Appliquer la règle qui est celle des régimes fonctionnant par répartition depuis toujours, pas de revenus sans cotisations, d'un type ou d'un autre. Est-ce que cela conduirait à augmenter le coût du travail ? Pas nécessairement. Comme nous l'avons expliqué dans l'une de nos fiches, il faudrait d'abord que tous les revenus paient des cotisations, et d'abord les stocks-options qui ne paient de cotisations que sur les plues-values réalisées à l'occasion de leur revente. Le président de la Cour des Comptes, philippe Seguin, que l'on peut difficilement traiter de gauchiste, recense dans un récent rapport annuel sur la SS, Plus de 60 cas d'exonérations de cotisations. La seule exemption des stocks-options coûte à la Sécurité Sociale, 3 milliards par an, soit le bénéfice escompté de la réduction du remboursement des médicaments dans le cas des longues maladies.
  Il faut avoir en tête le prix d'un médicament comme le Terceva utilisé pour certains cancers et dont la boite de 30 comprimés a dépassé les mille euros !
 Questions subsidiaire, pourquoi nos respnsables politiques, et je vise ici les responsables de la Gauche d'abord, ont-ils peur d'aborder le problème sous cet angle. Je n'ai vraiment entendu que les leaders de FO s'emparer de cette argumentation.
Réagissons.

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