RPC4 - Marché et Capitalisme

Publié le par liger

« REPERES POUR COMPRENDRE L’ECONOMIE »

( Envoi N°4 – Mars 2003 )


« La possibilité de gagner de l’argent et de constituer
une fortune peut canaliser certains penchants dangereux
de la nature humaine dans une voie où
ils sont relativement inoffensifs.

B. de Mandeville




« MARCHE ET CAPITALISME ».

« Nous n’attendons pas notre dîner de la bienveillance du boucher,
du marchand de bière, ni du boulanger,
mais bien de la considération qu’ils ont de leur propre intérêt.
Nous ne nous adressons pas à leur humanité mais à leur égoïsme,
Nous ne leur parlons pas de nos besoins mais de leur intérêt. »

Adam Smith

La proposition de plan de débat n’a pas fait l’objet de propositions de modifications mais les réactions enregistrées vont sans doute me contraindre à le modifier, comme elles vont peut-être me conduire à m’engager dans un certain nombre de domaines connexes, sans pour autant revenir sur l’objectif principal, APPORTER DES REPERES ET NON DICTER DES CONCLUSIONS, ce qui ne m ‘empêchera pas d’exprimer les miennes. D’ores et déjà la seconde partie devient « Marché » et « Capitalisme » et non « Le Marché » seulement.

Je souhaite avant tout sortir du clair obscur dans lequel, pour des raisons différentes, spécialistes et politiques confinent le discours économique. Il s’agit bien de simplifier, avec les risques que cela comporte, d’éclairer, pour que les non-spécialistes s’y retrouvent. On peut faire une hypothèse pour expliquer ce clair-obscur entretenu: Première temps, les théoriciens, économistes universitaires ou non, prix Nobel éventuellement, se sont livrés, de façon souvent délibérée, à des jeux intellectuels, sur des bases mathématiques , - et je ne parle pas ici de l’économétrie qui n’a rien à voir avec ces jeux -. Ce faisant, partant de concepts simples, portés par l’histoire des idées et des pratiques, ils ont construit un système théorique . Seconde temps, les mêmes ou d’autres, d’autres plutôt, se sont ensuite efforcés d’enfermer la réalité dans ces systèmes, sans toujours se préoccuper des « conditions aux limites », autrement dit, de bien connaître les limites de validité des concepts dans lesquels ils eussent voulu que la réalité veuille bien s’inscrire.

Les entrepreneurs ont rapidement compris l’intérêt qu’ils pourraient tirer d’une réalité économique contrainte de s’inscrire sans réserve, dans un cadre conceptuel rigide. Ils ont rarement tenu compte des restrictions que les théoriciens eux-mêmes apportaient en précisant les conditions de validité des concepts ou en proposant, face à des situations concrètes, des solutions qui ne cadraient pas avec leurs propres théories. La théorie a, au fil du temps, servi de justification à des opérations de conquêtes (de marché mais pas seulement). Ce n’est pas sans raison que l’on a vu se rapprocher le vocabulaire de grandes Ecoles militaires de celui des grandes écoles commerciales.

Ceci étant, ces mêmes entrepreneurs, privés ou non, ont rapidement compris qu’ils pourraient toujours, disposant de l’argent et des emplois, et donc souvent d’un poids politique essentiel, appeler la collectivité à leur aide lorsqu’étant sortis du domaine de validité de leurs systèmes, ils se heurteraient à des obstacles imprévus, les crises. Ils n’hésitent plus alors, pour attendre « la sortie de crise », « le bout du tunnel », à prier les pouvoirs publics de prendre les mesures, mêmes très directives, mêmes révolutionnaires (voire le rôle de la CIA au Chili), quelquefois brutales, qui leur permettront de rétablir leurs situation, financière d’abord.

Pour comprendre comment les entrepreneurs américains ont utilisé l’idéologie du marché pour justifier leur prise de pouvoir, je renvoie à l’histoire de l’Amérique de Zinn. A titre anecdotique, elle montre que quelques uns des généraux les plus célèbres de l’Armée Américaine au cours de la seconde guerre mondiale ont gagné leurs galons, non sur des champs de bataille européens, mais en acceptant, en 1930, de libérer par la force des armes, Washington, des chômeurs réunis pour crier leur misère, en pleine crise…Voir aussi le dossier de la future privatisation d’E.D.F.(dossier Jean-Marcel MOULIN publié en partie par Attac) à propos de laquelle les banques ont demandé que la société soit libérée d’une grande partie de ses charges et engagements, par report sur un budget d’Etat,… que nous contribuables, après avoir payé nos factures d’éléctrécité, continueront de supporter… Mais ainsi va la vie, .. Privatisation, oui, …mais pas au juste prix. Quelle belle entorse aux lois du « marché » ! Nous y reviendrons. Au fait, une privatisation à des prix inférieurs à ceux que produirait une approche comptable normale, n’est-ce pas répréhensible ?

21 – Le « Marché », de la réalité de nos villages au mythe fondateur d’un éternel bonheur !

De la réalité de nos villages…Qu’on ne prenne pas le titre pour une boutade. On verra que chaque mot correspond à quelque chose de précis. Le marché est sans doute apparu avec le premier village. Sans remonter très loin, il est probable que la réalité du marché villageois remonte à plusieurs millénaires. Et je ne veux pas ici faire preuve de simplisme. On verra en effet qu’un marché global qui fonctionnerait dans les conditions du marché de village, fonctionnerait sans doute assez bien, dans des conditions peut-être pas très éloignées du modèle théorique dont on parlera un peu plus loin. La condition d’information totale par exemple y est sans doute assez bien satisfaite. Ce serait d’ailleurs un exercice intéressant, s’il n’a déjà été fait, que d’examiner de façon systématique, la façon dont les marchés de villages, de villes,…satisfont les conditions fondamentales d’un marché presque parfait,… avec les défauts du marché parfait (la réalisation du prix d’équilibre d’un produit ne permet jamais à celui qui n’a pas de moyens suffisants d’acquérir le produit désiré). Par conséquent, le bon fonctionnement du marché ne répond pas nécessairement aux besoins. On ne peut pas, assimiler « besoins » et « demandes ». Pour certains théoriciens, cette situation est assez incompréhensible.

Si l’on se place du point de vue du marché villageois, tel qu’il existe encore partout, la définition simple que le Larousse donne de l’Economie et que certains pouvaient considérer comme simpliste, ne l’est pas tellement. La définition simple qu’il nous donne correspond bien à la réalité du marché villageois, modèle simple mais valide, et non simpliste, ce qui le priverait de crédibilité. On verra qu’en retenant un modèle proche, celui du marché financier, Léon Walras faisait un choix, en fait assez peu différent. Mais, attention, pour ceux qui s’intéressent aujourd’hui aux produits financiers, on ne peut pas passer simplement du concept de « marché financier » à celui de « produits financiers », le produit financier relevant, à notre sens, de l’Econométrie et non de l’Economie. Chaque produit financier relève en effet d’un concept fondateur, mathématiquement formulé, assorti de conditions d’existence, dont les rendements sont prévisibles si les conditions de fonctionnement du marché restent inchangées, ce qui d’ailleurs se produit rarement. Le fonctionnement du marché financier présente sans doute des analogies avec le marché villageois mais le produit financier qu’on y vend n’a rien à voir avec le produit du cultivateur. Il est d’une autre nature.

Au mythe fondateur d’un éternel bonheur…Tout le monde en parle. C’est une sorte d’absolu qui rôde en permanence, dont on ne peut se séparer, que l’on devrait défendre avec constance, …C’est la règle obscure qui régirait notre civilisation, qui régirait, à coup sûr, toutes les civilisations, lesquelles d’ailleurs, sous sa pression, tendront à l’uniformisation des comportements et pratiques dans des domaines chaque jour plus étendus….Et Mac Do deviendra la norme de la gastronomie mondiale !!! Oublions l’histoire et les racines certaines mais lointaines du concept pour l’examiner tel qu’il se présente aujourd’hui dans le discours dominant, qui n’est pas nécessairement celui des chercheurs, des universitaires et des prix Nobel, plutôt celui des milieux d’affaires et des politiques.

Le « Marché » est un lieu abstrait où se rencontrent l’Offre et la Demande, hypothèse étant qu’il y a offre dès qu’il y a demande, chaque fois qu’il y a besoin. L’Offre anime le Marché en n’hésitant pas à franchir les limites des besoins réels. (Mais qu’est ce qu’un besoin réel ?). C’est tout le jeu du marketing qui consiste à provoquer sans cesse de nouvelles demandes. Dans ce contexte, les entrepreneurs sont les porteurs de l’offre. Ils animent le « marché ». Les demandeurs, c’est à dire les acheteurs, les consommateurs, devraient trouver, à travers l’offre, des réponses à tous leurs besoins. Leur unique souci serait alors de maximiser l’utilité de leur comportement, en s’efforçant d’acheter au meilleur prix. Mais qui décide du prix optimum d’un produit ?

Les économistes classique et néoclassiques font référence à « une main invisible » qui décide de l’évolution des prix, y compris sur les marchés financiers. Ce faisant, « la main invisible » guide le marché dans le meilleur sens possible, celui de l’intérêt général. Il ne faut surtout pas contrecarrer son action. L’ensemble des prix d’équilibre auquel conduit l’évolution du marché garantirait le bien-être, sinon le bonheur des consommateurs. C’est à ce stade que l’on peut parler de « mythe fondateur » car les concepts de « main invisible « et de « garantie de bien-être » échappent à toute démonstration scientifique.

Cette théorie, dite de l’Equilibre Economique Général, constitue le cœur d’une doctrine qui se présente souvent comme la seule possible, et donc, à ce titre, comme porteuse d’un absolu en fonction duquel, depuis la seconde guerre mondiale, les organismes internationaux responsables de l’Economique se déterminent. Règle de base : Nul ne doit s’opposer à l’action de cette « main invisible » qui, si on la laisse agir, conduira à l’Equilibre Economique Général, source de bien-être généralisé. En clair, laisser faire les entrepreneurs. Ils se chargent de l’offre. La « main invisible « fera le reste. Surtout, ne les gênez pas.

Chacun sent bien que ce concept global sort du champ de la rationalité. Il renvoie, soit à une idéologie, voire à une pseudo-théologie, soit plus simplement , mais cela revient au même, à l’idée que la somme des recherches individuelles de profit conduit nécessairement à la maximisation des profits collectifs. Le concept a quelque chose d’irréel, sauf pour qui refuse toute autre motivation que son profit, au plan individuel, à la limite, au plan de son entreprise. On pourrait d’emblée rejeter une telle approche, trop individualiste, trop contraire aussi au constat quotidien car on est entré dans le troisième millénaire et le marché n’a pas apporté le bien-être généralisé, annoncé pourtant depuis de nombreuses décennies.


Mais, nous semble-t-il, une attitude trop tranchée serait, à son tour, trop idéologique. Il est vrai que beaucoup d’entrepreneurs estiment, en toute bonne foi, que la somme de leur réussite construira une réussite beaucoup plus globale. Il est impossible de ne voir dans cette démarche, individualiste certes, qu’erreurs ou alibis. Pour choquant que cela puisse paraître à certains, il y a dans cette façon d’appréhender la réalité économique, quelque chose de vrai. Les réussites individuelles ne garantissent certainement pas le bien-être généralisé. Mais pourrait-on parler de bien-être, même limité, dans un village où artisans et commerçants ne s’assureraient pas un minimum de profits ? Certainement pas. On verra plus loin que la référence au profit individuel renvoie, loin dans notre histoire, à la pensée janséniste d’une façon dont on retrouvera l’origine en se référant au cours de Meunier déjà cité.

Le concept de « marché » a, chez les économistes classiques et néo-classiques des limites. Quelles sont-elles ? Il s ‘agit des conditions de la concurrence pure et des critères de la concurrence parfaite.


- Hypothèses de la concurrence pure (extraits du cours de Meunier déjà cité «),

« atomicité de l’offre et de la demande » : les agents économiques ont une taille tellement réduite et sont tellement nombreux qu’ils ne peuvent en aucun cas, de façon autonome, influer sur les prix et les quantités échangées. Il n’y a ni entreprise dominante, ni possibilité d’entente entre entreprises ou consommateurs.

« homogénéïté du produit » : Le consommateur doit être incapable de différencier les produits en fonction de l’entreprise qui les fabrique. Il est interdit de se distinguer de ses concurrents par des moyens tels que la publicité…

« la fluidité du marché » : Quiconque veut formuler une offre ou une demande sur le marché en a la possibilité, sans coût ni délai . Entrée et sortie libre. Pas de quota, de contingentement, de rationnement, de cartels, d’intrusion de l’Etat….

- Critères de concurrence parfaite (même référence que supra),

« la transparence du marché » : Tous les agents économiques doivent pouvoir accéder à toutes les informations disponibles, en particulier avoir accès à tous les prix…

« mobilité des facteurs de production « les facteurs de production, capital et main d’œuvre, doivent pouvoir se déplacer sans obstacle d’une activité à une autre en fonction des perspectives de salaires et de profits.

On voit bien qu’en dehors du second critère de concurrence parfaite, on n’est pratiquement jamais complètement dans les conditions de fonctionnement optimales du marché.

- Les limites théoriques.

Pendant de nombreuses années, les économistes néoclassiques ont tenté de démontrer mathématiquement l’existence de la situation d’Equilibre Economique Général. Ils ont pu croire le résultat enfin atteint dans les années 1970. Puis ce fut le constat d’échec. On parvint à démontrer qu’il existait, non un état d’équilibre général, mais des situations d’équilibre, ponctuelles, fugitives et non corrélées. On n’avait pas d’ailleurs pas besoin de démonstration mathématique précise pour constater qu’il n’existait pas réellement de situation d’équilibre conduisant spontanément au bien-être général. Mais on sait maintenant qu’il est inutile d’ « attendre le bout du tunnel » et de poursuivre d’inutiles investigations dans cette direction.

Le « Marché », qu’il soit limité ou global, n’a pas de qualités intrinsèques spéciales. La « main invisible » qui devait conduire à l’équilibre n’existe pas. Le « marché » n’a pas de réalité scientifique. C’est un fait d’histoire, utile certes, avec des modalités de mise en œuvre qui ne peuvent s’avérer efficaces que si l’on parvient à en déterminer correctement les conditions de mise en œuvre, dans un contexte donné. Et qui devrait déterminer ces conditions de mise en œuvre, sinon le pouvoir politique ? .

Ils ont cru au « marché… ». :

- B. de Mandeville, 1670( ?)- 1733, » La Fable des Abeilles » où les vices privés peuvent
conduire à un bénéfice public…

- Adam Smith, 1723 – 1790, Hymne au « marché », la « main invisible » déjà .

- Jean-Baptiste Say, 1767 – 1832, L’offre, moteur du « marché », affirmation de
l’impossibilité des crises de surproduction.

- David Ricardo, 1772 - 1823, Analyse de la valeur, loi des « avantages comparatifs
apologie du libre-échange.

- Léon Walras, 1834 - 1910, Né à Evreux, mort en suisse après avoir enseigné
l’Economie à Lausanne. Il établit la courbe de la
demande en fonction des prix, de l’utilité en fonction
des quantités consommées, théorie généralisée de
l’échange et de l’équilibre général. Mais il ne parvient
pas à une démonstration mathématique probante de
l’existence de la situation d’équilibre général.

- Vilfredo Pareto, 1848 - 1923, Succède à Walras à l’Université de Lausanne et
développe la théorie du bien-être collectif « qui peut
être optimal alors même que…. »
Il a eu Mussolini pour étudiant et rompt avec le
Libéralisme en fin de carrière.

- J.Hicks, Prix Nobel 1972, contribution à la théorie de
équilibre général et du bien – être.



Ils ont développé la théorie du marché au mieux de leurs possibilités conceptuelles. Mais leurs convictions personnelles n’étaient pas toujours totales : Léon Walras se déclarait opposé, au plan politique, au capitalisme concurrentiel et favorable aux nationalisations. Il encourage son client, le Canton de Vaud, à ne pas privatiser la propriété foncière. Cf. « De l’impôt dans le canton de Vaud ». Vilfredo Pareto, successeur de Walras, à la chaire d’économie de l’Université de Lausanne, rompt finalement avec le libéralisme intégral et déclare que les systèmes économiques planifiés peuvent être aussi bons que ceux dans lesquels règne la libre concurrence.

Ils n’avaient pas d’enthousiasme pour un marché tout puissant….

- Th. Robert Malthus, 1766 – 1834, Vision pessimiste de l’Economie,. Il faut limiter la
population.
- John Stuart Mill, - 1848, Son analyse de l’économie est de nature libérale, mais
il devine les problèmes sociaux, préconise l’association
«capital-travail « et conseille les coopératives de
production.
- Sismondi, 1773 – 1842, Critique du libéralisme qui entraînerait une sous-
consommation chez les ouvriers, rendant nécessaire,
quoique dangereuses les interventions de l’Etat.

- Karl Marx, 1818 – 1883, Théorie complète de l’Economie, niant le
libéralisme mais mis en œuvre de façon catastrophique
par les régimes socialistes,de type soviétique. Il devrait
probablement susciter un regain d’intérêt.

. - Gérard Debreu, 1921 - Mathématicien et économiste français, naturalisé
américain, prix Nobel d’économie 1983. Enseignant à
Berkeley. Introduction de nouvelles méthodes
Analytiques dans la théorie économique et sa
Reformulation de l’équilibre général.


Gérard Debreu, quelques années après avoir reçu le Nobel, rejoint et confirme les conclusions de l’économiste Sonnenscheim selon lesquelles il n’existe pas d’équilibre de marché, unique et stable.


- John Maynard Keynes,
1883 – 1946, Se situe de façon très critique dans le courant libéral.
Il privilégie la demande, justifie l’intervention publique,
Recommande une politique de croissance et de plein
Emploi, même s’il y a déficit budgétaire.

- Joseph Stiglitz, Américain, Prix Nobel d’Economie 2000. A présidé le
comité des conseillers économiques de B.Clinton,
puis vice-président de la Banque Mondiale, puis
vice-président du FMI. Admet l’échec des politiques
libérales et préconise la recherche d’autres solutions.

Cette énumération n’est évidemment pas exhaustive. Il s’agissait d’abord de fournir des références. Il s’agissait aussi de montrer que tous les économistes non marxistes ne partagent pas le même enthousiasme pour un « marché » qui n’a plus aujourd’hui de support théorique admis et suffisant. Une question centrale est alors posée : Sur quoi peut-on s’appuyer ? La seule réponse actuelle, en l’état de la réflexion, est un retour au collectif. Il appartient aux responsables politiques d’affirmer des objectifs et de se donner les moyens de les atteindre, en intégrant les possibilités techniques qu’offre une longue pratique du « marché ». A ce stade, se pose avec acuité la question des territoires adaptés à la recherche de solutions aux problèmes économiques. On est très loin des pratiques de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), et du Commissaire européen pour le commerce, Pascal Lamy. L’évolution personnelle de Pascal Lamy illustre l’évolution des socialistes français de la période Jospin vers l’acceptation complète de concepts périmés.

On notera que les participants au dernier Forum de Davos ont finalement admis que « chaque pays doit appliquer la politique économique et sociale qui lui convient sans exiger fidélité à l’orthodoxie économique et financière…le consensus de Washington ; (cf. ATTAC, Info 402 du 19 février 2003 ).



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