RPC21 - Camdessus:Encore, cet homme est dangeureux...

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DEBAT POUR COMPRENDRE L'ECONOMIE CONTEMPORAINE

(RPC21— janvier 2005)

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MICHEL CAMDESSUS, ENCORE, ...
CET HOMME EST DANGEUREUX !


J’ai voulu, dès l’automne dernier, présenter Michel Camdessus, nouveau champion des libéraux français, Conseil de Sarkozy alors ministre des finances, puis président de l’UMP. Sarkozy s’est servi de Camdessus pour préparer le dossier économique dont il avait besoin comme président de l’UMP. Il était nécessaire de démystifier la personne et l’action d‘un homme qui préfère justifier ses préconisations dans le domaine économique par ses références religieuses plutôt que par ses résultats très controversés à la tête du Fonds Monétaire International, qu’il a dû, de ce fait, quitter, près d’une année avant l’échéance prévue de son mandat. Il fallait revenir sur le cas Camdessus, tant cet homme, en dépit de ses échecs répétés, est dangereux.

Dangereux, il l’est, par l’usage qu’il fait de ses références confessionnelles (présidence des Semaines Sociales, d’une Commission Vaticane…), de son discours apparemment social, des services rendus durant la période mittérandienne comme directeur du Trésor par exemple. Il apporte aux frères Sarkozy, celui de l’UMP et celui du MEDEF, une caution chrétienne et sociale, sinon socialiste, que je crois abusive. Je renverrai à ce sujet, de nouveau, au livre de Pierre Deuzy, « Marx est mort, Jésus revient » qui dénonce l’incompatibilité du libéralisme actuel et des enseignements évangéliques.

Le Monde Diplomatique, dans son numéro 610, janvier 2005, pointe à son tour, sous la plume de Martine Bulard, les fourberies de Michel Camdessus. « Les multinationales et les Institutions internationales, écrit-elle, savent pouvoir compter sur la caution d’experts, tels Michel Camdessus, dont les échecs répétés n’ont pas entamé la capacité à valoriser des mesures de régressions sociales ».

Je suggère à nos participants de prendre connaissance du texte de Martine Bulard sur le site du Monde Diplomatique, www.monde-diplomatique.fr.


La diffusion de RCP 20, De Camdessus à Sarkozy a provoqué des réactions d’intérêt mais aussi d'incrédulité. Comment peut-on contester une personnalité de cette taille , un homme reconnu par les Etats-Unis à la direction du FMI, invité à présider les Semaines Sociales de Lille en 2004, chargé par Sarkozy( le président de l'UMP, pas le vice-président du MEDEF, mais cela revient au même), de préparer l'avenir de son programme économique (celui de l'UMP), moins d'Etat, moins de fonctionnaires, moins d'impôts, moins de Code du Travail, moins de Protection Sociale, et j'en passe ? Comment oser s'en prendre à un tel personnage, même si la prise en compte de toutes ses préconisations nous ramenait aux romans d’Emile Zola ?

Ces réactions montrent qu’il faut aller plus loin dans la présentation du personnage. Je le ferai en commentant succinctement le discours qu’il fit au Sénat français le 5 février 1997 ( discours dont on trouvera le texte intégral sur le site www .senat.fr/rap/r96-242/r96-2424.html ). Il était encore, à cette date, Directeur Général du FMI.
Michel Camdessus n'est ni saint, ni moine, bien qu'il en prit facilement le ton. Il n’est qu’un serviteur de haut rang du libéralisme américain, justifiant ses actes par des références religieuses, ce que nous avons montré dans la fiche précédente, plutôt que par les résultats, souvent calamiteux, de son action publique.
Il n’a cessé de vendre la mise en oeuvre répétée du Consensus de Washington conçu aux Etats-Unis, dans l’intérêt des Etats-Unis. Il est venu devant le Sénat de notre pays en poursuivre la vente, au prix, le cas échéant, de mensonges, au moins par omission comme on le verra. Chacun sait que le mensonge par omission est aussi grave que les autres. C'est de cela dont il s'agit dans le discours en question. Il n'imaginait d’ailleurs pas en prononçant ce discours, que, quelques mois plus tard, la crise financière asiatique de 1997 démentirait son optimisme et qu’il devrait, à la suite de cette crise, quitter la direction du FMI plus tôt que prévu. Aujourd’hui Sarkozy et le MEDEF ont tout oublié des crises à répétition largement générées par les préconisations inadaptées du FMI, sous la conduite de Michel Camdessus. Ils l’ont oublié car, pour les libéraux « le marché ne saurait mentir ». S’il y a crise, c’est qu’il n’y a pas assez, jamais assez de libéralisme. C’est qu’on n’a pas assez écouté le FMI. C’est parce qu’on l’a sollicité trop tard ! Nul ne peut ni ne doit remettre en cause la théologie du marché. C’est le pire des crimes.

1 – A titre d’introduction …

Voici le dernier paragraphe du compte-rendu de cette mémorable intervention. Le président du Sénat conclut: « Monsieur le Directeur, je crois qu’il est temps de vous libérer et de vous remercier. Vous nous avez beaucoup éclairés, et je reste frappé par la convergence entre vos propos, ceux de monsieur Ruggiero et ceux du grand industriel qu’est Monsieur Messier. » Tout est dit. Que pensez d'un Président du Sénat qui ne cite qu’un français, Monsieur Messier, à l'appui des propos de Michel Camdessus ? On sait maintenant ce qu'il advint de Monsieur Messier, à la tête de Vivendi, quelques années plus tard. Quelle perspicacité !

Voici le premier paragraphe de l'intervention de Michel Camdessus : « Merci, Messieurs les Présidents, de me faire le plaisir de m’inviter à passer quelques heures ici, de rencontrer des visages familiers, et de parler ma langue maternelle. C’est quelque chose que je savoure( !). Et merci d’avoir prononcé des paroles évidemment trop flatteuses et dit deux choses très importantes. L’une que le FMI n’est pas si anglo-saxon que cela. Retenons que l’Europe des 15 a 29% du capital du FMI ? Les Etats-Unis d’Amérique, 19. Evidemment, nous héritons d’une histoire qui a fait que pendant longtemps l’Europe s’est habituée à une sorte de domination. De plus, il est arrivé que l’on soit plus puissant lorsque l’on est un seul qui pèse 19% que 15 qui pèsent 29% mais se chamaillent ! »

Mensonge par omission de taille, l’orateur oublie de dire aux sénateurs que les décisions importantes requièrent une majorité de 85% et que, par conséquent, les Etats-Unis prennent, seuls, les décisions importantes, même s’ils ne disposent que de 19% des droits de vote. Si les quinze européens(l’UE de l’époque) étaient d’accord, ils ne pourraient rien décider qui ne soit conforme à la volonté des USA. Camdessus évoque aussi le constat d’une sorte d’incapacité congénitale des européens à s’entendre, alors que ce n’est pas la question. Il aurait pu, ici, poser la question de la nécessaire réforme du FMI. Il s’est bien gardé de le faire.

2 – Quelle vision du monde ?

Quelques extraits du discours succincts mais significatifs,

- De la P.2, « le monde apparaît plongé dans les spasmes d’une laborieuse transition vers son unité économique et financière, la mondialisation. ….Le processus de mondialisation s’intensifie partout ; en certaines parties du monde, il est vécu dans l’euphorie ; dans d’autres (beaucoup de pays d’Europe), dans le doute »,

- De la P.3, « Chances et défis de la mondialisation :Tout a été dit là-dessus ! Et pourtant on continue à en faire le bouc émissaire de tous nos maux, alors qu’elle constitue un phénomène positif pour toute l’économie mondiale et, notamment, pour les pays industrialisés comme la France…. C’ est ainsi qu’entre 1990 et 1995,les exportations françaises vers les pays en développement ont augmenté en moyenne de 10% par an ».


- De la P.5, « Les investissements financiers internationaux se diversifient pour réduire au minimum les risques et améliorer les rendements. Enfin voici que grâce à la libéralisation du commerce et des marchés de capitaux, il devient beaucoup plus facile et parfois indispensable de délocaliser la production vers des pays où les coûts sont relativement bas ».

- De la P7, « L’intégration des marchés financiers à conduit le FMI à renforcer la surveillance qu’il
exerce sur la politique économique des Etats… »

En résumé, évolution vers un ensemble unique, économique et financier, comme si c’était une évidence et l’objet d’un consensus, par conséquent, un monde mono-polaire dont le directeur du FMI assure la surveillance pour le compte des Etats-Unis (on peut effectivement parler d’une sorte de domination des USA). Il constate évidemment, P.2, que « paradoxalement, au plan politique , il (le monde) semblerait pris de pulsions régressives qui le pousseraient vers de nouvelles fragmentations », autrement dit, que ces pays de la vieille Europe, en particulier, ont une fâcheuse tendance à vouloir échapper à la domination des Etats-Unis. Chirac formulera effectivement, cinq ans plus tard, la nécessité d’un monde multipolaire, une « pulsion régressive », évidemment ! et tout cela, pour quoi faire ? Les réponses sont claires : Enrichir les pays riches, améliorer les rendements financiers en facilitant les délocalisations. Tout cela, sous la surveillance de Monsieur Camdessus, soi-même. Camdessus n’accepterait, sans doute pas, une Europe, aux tentations « régressives » et qui voudrait s’affirmer face aux USA. Il approuvera sans doute le projet de constitution européenne puisque le projet de constitution fait du marché la référence exclusive. Raison de plus, sans doute, pour refuser la reconnaissance de ce marché déifié. L’ambition européenne ne peut être réduite à la fabrication d’un grand marché.

3 – Mondialiser dans le cadre fixé par les USA-FMI, comment ?

La réponse est simple :Application du fameux Consensus de Washington. Dans les pays émergents, c’est évident. Mais en France aussi. Il s’agit, sans le nommer (péché par omission à nouveau car il ne cite pas le consensus de Washington), de convaincre nos sénateurs que la France doit en appliquer les recettes, recettes que l’on retrouvera dans le rapport remis en 2004 à Sarkozy, « le sursaut… », dont il a été question dans notre fiche précédente. Ce qui montre, au passage, que la préparation du rapport à Sarkozy n’a pas dû lui coûter bien cher !

Le Consensus de Washington, de quoi s’agit-il ? Les organismes financiers internationaux, FMI, Banque Mondiale ont été créés au lendemain de la seconde guerre mondiale pour permettre aux pays en difficultés de trouver des fonds. Keynes, grand partisan des interventions de l’Etat pour surmonter les crises, grands travaux, relance de la consommation...était alors la référence. Dans les années 1970, le paysage change. La convertibilité du dollar en or disparaît (1974). Keynes n’est plus à la mode. Hayek qui conseillera Tatcher et Reagan a pris la relève. Le libéralisme dur est redevenu la règle.

Sans conférence internationale, sans aucune décision démocratique, un certain nombre de financiers américains ( Robert Rubin, Secrétaire du Trésor, issu de WallStreet, Ernest Stern, ancien président de la banque Mondiale , directeur de la banque J.P.Morgan, James Wolfenson, directeur d’une banque de placement….), de fonctionnaires du gouvernement US, du FMI, de la banque Mondiale décident de redéfinir les conditions d’intervention des organismes financiers internationaux…Conditions que Camdessus reprendra à son compte. Je ferai référence ci-dessous à un texte de Xavier Cano Tamayo ( février 2002, écrivain et journaliste espagnol de l’Agencia de Informacion Solidaria ) que l’on peut lire in extenso sur internet, sous le titre « Enterrer le processus de Washington ».

Il écrit « ce consensus n’a fait l’objet d’aucun débat général et n’a été soumis à aucun vote, ni même ratifié par les pays auxquels il a été imposé. Exercice autoritaire reposant sur l’appât du gain et l’absence de toute solidarité…Le consensus augurait qu’avec son application la croissance économique augmenterait, la pauvreté diminuerait et que l’emploi croîtrait. C’est tout le contraire, qui plus est, l’usage intensif des ressources naturelles a provoqué une détérioration peut-être irréparable de l’environnement ».

Le contenu du Consensus de Washington ? Le Consensus ordonne aux pays qui veulent être aidés, parce qu’ils connaissent des difficultés financières, d’abord une stricte discipline budgétaire, une passion pour l’élimination du déficit, (qui passe par la réduction massive des intervention des Etats en matière d’éducation, de santé, de retraite…et le développement des productions exportables, café, cacao,…), une réforme fiscale (profitant généralement à ceux qui possèdent le plus), une libéralisation commerciale (démantèlement des droits de douane sous l’égide de l’OMC, les pays les moins développés recevant peu de contre-parties de la part des pays riches), une large ouverture aux investissements étrangers (sans normes ni contrôles), des privatisations (le patrimoine public à la disposition des riches), des déréglementations (diminution ou suppression des garanties de travail, contrôles sociaux et environnementaux), une garantie absolue du droit de propriété et le maintien ou l’installation de gouvernements de moindre poids (il y a toujours « trop d’Etat »)

Que dit Camdessus à nos sénateurs ? Page 6 du texte Internet par exemple,

- rigueur budgétaire, on reconnaît qu’il faut aller vers l’équilibre budgétaire, en tout cas, sur le moyen terme, (cf la condition de déficit budgétaire inférieur à 3% imposée par le traité de Maestricht aux européens)

- nécessité de garder une monnaie saine, débarrassée de toute composante inflationniste,(la banque centrale européenne, la B.C.E., a pour mission de veiller à maintenir un très bas taux d’inflation en Europe, fut-ce au prix d’un taux de chômage important, alors que la Réserve Fédérale des USA, qui est la véritable directrice du FMI, a une double mission, limiter l’inflation et le chômage). Nous reviendrons sur cette relation difficile « Inflation-chômage » que la Réserve Fédérale des USA arbitre au détriment du chômage et souhaiterait que nous l’arbitrions au détriment de l’inflation seulement.

- nécessité de se débarrasser de toutes les niches, de tout les éléments de notre dispositif qui font que des pans de notre économie restent protégés du vent de la concurrence intérieure et extérieure,(ouvrir tous nos marchés, à la concurrence, y compris celui des Services Publics dont la référence exacte ne figure même pas dans le projet de Constitution européenne, contrairement à ce que l’on essaie souvent de nous persuader. La directive Bolkenstein que prépare actuellement la Commission de Bruxelles cherche d’ailleurs à créer le fait accompli avant même que le traité de constitution ne soit voté)

- nécessité, si nous voulons pouvoir saisir rapidement les chances qui s’offrent à nous sur les marchés mondiaux, de nous doter d’une plus grande souplesse d’adaptation de nos structures et de nos marchés, notamment de l’emploi( simplifier les licenciements,…),

- nécessité sans renoncer à une philosophie de cohésion sociale à laquelle ils sont aussi attachés que nous, de revoir nos dispositifs de protection sociale…Raffarin, Douste-Blazy ont commencé, et ce n’est qu’un commencement. Bush, aux USA, veut supprimer ce qui existe encore et faire tout passer par le « privé »…

Comparer avec ce qui précédait. Camdessus dit à nos sénateurs : Respecter les règles du Consensus de Washington. Il n’y a pas d’exception. C’est clair. Mais oublie de faire constater aux sénateurs que les Etats-Unis ne s’appliquent pas les règles qu’ils ont définies pour tous les autres(relire J.Stiglitz), notamment en ce qui concerne le déficit budgétaire, les droits de douane et la solidité de la monnaie, mais la situation de 1997(Clinton avait rétabli un certain équilibre budgétaire) n’était pas celle de 2005(un déficit gigantesque). Ils continuent, comme nous d’ailleurs, de protéger leur agriculture et envisagent aujourd’hui de rétablir des droits de douane ou quelque chose du même genre pour se protéger de l’arrivée massive des textiles chinois ! tout ceci montre bien qu’en réalité la diffusion du libéralisme à l‘américaine, via le FMI, la banque mondiale et l’OMC n’est rien d’autre que la diffusion d’un impérialisme, politique d’abord, qui fait d’eux les maîtres du monde, ce qu’illustrera parfaitement la politique de W.Bush quelques années plus tard. Camdessus, dans toute cette affaire se comporte comme l’agent d’une puissance étrangère à l’Europe.



4 – Quelles conclusions en tirer ?

D’abord un clin d’œil amusé, P.9 de son intervention, Camdessus écrit des Etats-Unis, le modèle évidemment, « … l’appréciation du dollar (des années 96/97) est clairement la confirmation naturelle par les marchés de la bonne santé de l’économie américaine et du renforcement de ses disciplines macro-économiques. » Dirait-il, en 2005, que «la dépréciation du dollar est clairement la confirmation par les marchés de la mauvaise santé de l’économie américaine et de la dégradation de ses disciplines macro-économiques ? »

La conférence au sénat français se tenait le 5 février 1997. Le 2 juillet 1997, la monnaie thaïlandaise, le bath, s’effondrait. Une crise économique, la plus importante depuis la dépression de 1929, d’après Joseph Stiglitz, allait frapper tous les bons élèves du FMI, en Asie puis en Amérique du sud. On peut avancer que la mise en œuvre systématique du consensus de Washington a été l’une des causes principales de la crise, à cause d’une libéralisation complète du marché des capitaux, spécialement. Je renverrai ici à « la grande désillusion », déjà plusieurs fois citées, qui décrit bien la crise et en analyse les causes et les conséquences. Et c’est sur cet homme là, Camdessus, que Sarkozy s’appuie pour persuader les français qu’ils doivent aussi appliquer les termes du Consensus de Washington, très largement repris par la Commission de Bruxelles.

Conclusion, cet homme est dangereux.

- Cet homme est dangereux, parce qu’il veut imposer au monde entier des règles inventées par les financiers américains pour garantir la pérennité d’un impérialisme qui ne se cache d’ailleurs pas,

- Cet homme est dangereux parce que sa longue carrière de Directeur Général du FMI a été une longue suite d’erreurs et d’échecs qui finalement l’ont obligé à quitter son poste avant la fin de son contrat,

- Cet homme est dangereux parce qu’il opère, comme Bush, sous couvert de convictions religieuses qui l’auraient d’ailleurs conduit à accepter un poste de conseil du Pape, à la tête d’une commission pontificale, compétente en matière économique,

- Cet homme est dangereux parce que Sarkozy et le Medef s’en serve comme d’un commis voyageur, qui apporterait, au demeurant, la caution d’une certaine gauche (à comparer avec des hommes qui se sont dits de gauche, Pascal Lamy, Bernard Bruhnes…dont on ferait peut-être bien d’examiner à leur tour le détail des comportements) et d’une partie des catholiques français.

Ira-t-on, le jour venu, jusqu’à reprocher à Michel Camdessus de s’être fait l’agent d’une puissance étrangère, les USA ? ou celui d’une aristocratie financière pour laquelle, comme il l’a dit à nos sénateurs, la mondialisation est d’abord l’occasion d’accroître les profits réalisés par les riches, et j’ajouterai, pour les riches d’abord ? L’histoire le dira.








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