RPC 31 - Sommaire des documents ddiffusés depuis le commencement

Publié le par liger

DEBAT

REPERES POUR COMPRENDRE L’ECONOMIE CONTEMPORAINE

Envoi 31-Juillet 2006





SOMMAIRE DES DOCUMENTS DIFFUSES DEPUIS 2003

Par Bernard Liger


PREAMBULE

La période d’été qui débute ne se prête pas à la méditation de propos trop arides, d’autant que l’actualité, qu’il s’agisse de la Palestine où l’Etat d’Israël poursuit sa politique d’agression violente contre les palestiniens, sous prétexte de neutraliser le Hamas, qu’il s’agisse de la France où la comédie « Chirac-DeVillepin-Sarko » continue de tenir l’affiche, s’appuyant pour subsister sur une certaine diminution du chômage, qu’il s’agisse enfin du monde du sport avec la Coupe du Monde de Foot-Ball et le Tour de France Cycliste, qui mobilisent opportunément l’attention de nos concitoyens.

Nous nous limiterons donc à diffuser, en ce début juillet, le sommaire des trente premiers documents diffusés, tous susceptibles d’être envoyés à ceux qui le souhaiteraient, en résumant dans les quelques paragraphes de ce préambule nos orientations principales. Ces documents complétaient, dans une phase initiale, les cours d’économie, de volume limité, délivrés dans un DESS consacré à « l’aménagement et au Développement Local » par l’animateur de la plate-forme. Les étudiants, d’origine très diverse, souvent des géographes, n’avaient généralement pas de formation en économie alors qu’ils étaient souvent destinés à occuper des postes d’agents de développement économique dans des collectivités locales, communes, communautés de communes et d’agglomération, régions…Il fallait trouver le moyen, hors cours, de leur apporter des compléments commodes renvoyant de temps à autres à des auteurs facilement accessibles, sans développements mathématiques . Telle fut l’origine de RCP.

Certains de ces documents proviennent de sources extérieures, économistes étrangers, lituaniens par exemple, acteurs de la campagne référendaire, …Les documents produits à l’occasion du référendum de 2004 ou du CPE ne sont pas des documents de circonstances seulement, ce sont aussi des documents de référence qui s’efforcent de faire la synthèse d’une question donnée.

Tous nos échanges se sont organisés autour de la nécessité de dépasser le tête à tête, que nous jugeons maintenant sans intérêt, entre un libéralisme plus ou moins brutal et un socialisme d’inspiration plus ou moins marxiste-léniniste, tel que pratiqué par Staline ou Castro. Le rôle de l’Etat, dans le domaine de l’économie, est au centre du débat.

Les libéraux n’en veulent pas ou le moins possible. Les marxistes-léninistes lui confiaient au contraire tous les pouvoirs dès lors qu’il émanait de la classe ouvrière, voire du prolétariat. Dépassant ces deux positions antithétiques, nous pensons que l’Etat doit réguler le marché, dont celui des capitaux, en fonction d’objectifs politiques dès lors , comme le montre Joseph Stiglitz par exemple, que le marché ne sait ni réduire la pauvreté, ni réduire les inégalités, et nous ajoutons, ni suggérer les moyens de rendre le développement « soutenable ». Ainsi se trouve clairement posé notre choix pour un système de régulation de l’économie par le pouvoir politique, celui de l’Etat, certes, mais aussi de ses démembrements, collectivités diverses, de la Région à la communauté d’Agglomération ou la Commune.

Européens, nous rencontrons aujourd’hui une difficulté substantielle pour avancer dans la voie d’une telle régulation du fait de l’inconsistance de l’Europe politique dont pourtant le pouvoir régulateur devrait être pleinement assumé. On ne peut pas considérer que le travail de la Commission de Bruxelles, dans sa forme actuelle, soit un travail de régulation de l’économique par le politique, dès lors que ses responsables se réclament du libéralisme le plus strict.

Le rejet du projet de Constitution européenne, en mai 2004, est, certes, la cause du retard apporté à la construction de l’Europe politique. Si ce retard peut apparaître préjudiciable, il eut été, à notre avis, encore plus préjudiciable d’approuver ce texte en l’état car il omettait totalement de définir le ou les pouvoirs régulateurs de la collectivité, confiant au marché le soin de s’auto-réguler, dans la ligne proposée par les premiers théoriciens du libéralisme(Say, Smith, Ricardo…). Préparant le projet de Traité de Constitution, la « commission Giscard » avait, certes, introduit à la demande de sa minorité socialiste, dans le préambule, le concept d’Economie Sociale de marché, mais sans lui donner aucun contenu précis, alors que le marché apparaissait à toutes les pages ou presque comme le maître du jeu. Cette Economie Sociale de marché, clairement définie, serait peut-être apparue comme potentiellement porteuse des régulations indispensables, sous réserve d’accepter des harmonisations des législations fiscales et sociales. Cela n’a pas été le cas.

L’actuel projet du Parti Socialiste, renonçant à remettre en cause le « non » du 29 mai 2004, ( Partie IV-C- « Elaborer un nouveau traité constitutionnel ») propose de remettre en chantier un projet de Constitution qui ne concernerait que les questions institutionnelles et retiendrait le principe de l’harmonisation fiscale et sociale. Il réouvre une porte, demeurée jusqu’à maintenant fermée. Une lueur d’espoir apparaît à nouveau, espoir confirmé par les propos d’une candidate à l’investiture de son parti pour les présidentielles de 2007 qui, sur son blog, insiste sur le rôle de l’Etat régulateur. Mais la partie n’est pas encore gagnée.

Nous devons insister, pour clarifier les débats passés et futurs, sur le fait que, si nous rejetons le mythe du marché, voir la pseudo-déification dont il était l’objet dans le projet de traité constitutionnel, nous ne rejetons ni le concept de capitalisme, ni celui de marché. Il faut oser le dire, ni. Nous considérons même le concept de capitalisme, au risque de provoquer des réactions violentes, comme impérissable car il n’existe pas d’entreprise qui ne réclame de capitaux à ceux qui en disposent, qu’il s’agisse de porteurs de capitaux privés, les actionnaires traditionnels, qu’il s’agisse des salariés eux-mêmes, devenus apporteurs de capitaux de différentes façons, coopérateurs, mutualistes, adhérents à des fonds de pension (dangereux !), propriétaire d’une épargne salariale, dans l’entreprises…), qu’il s’agisse de la collectivité, lorsque l’Etat et les communes utilisent le produit de l’impôt pour créer ou soutenir des entreprises totalement ou partiellement publiques (les Sociétés d’économie mixte…). Il suffit, pour s’en convaincre de consulter n’importe quel manuel de droit des sociétés, (Voir Mémento Lefevre par exemple) même si ces sociétés sont parfois des associations pour lesquelles des apports en capitaux sont possibles et d’ailleurs soigneusement réglementés. Reste que, si nous croyons que le capitalisme est une réalité qui demeurera sous une ou plusieurs de ses formes, nous sommes aussi persuadés que les relations entre apporteurs d capitaux et salariés de l’entreprise doivent évoluer profondément. Nous y reviendrons.

Dans l’avenir, nous proposons de revenir sur des questions déjà abordées mais pour lesquelles des mises à jour s’imposent, croissance et décroissance, la nécessaire réforme de l’entreprise, le déclin du capitalisme américain, …. A moins que des questions urgentes ne s’imposent. Nous examinerons aussi la façon dont les candidats à l’élection présidentielle conçoivent le relation du politique et de l’économique, et, plus précisément, la façon dont le projet socialiste avance ou non sur ces questions. Le travail des parlementaires européens méritera aussi un peu d’attention, d’autant qu’il ne fait pas l’objet d’une publicité suffisante.





























SOMMAIRE


1 – Lettre d’ouverture,
2 – Repère pour comprendre l’économie, règle du jeu,
RPC3 De l’histoire à l’économie,
RPC4 Marché et capitalisme,…
RPC5 Le vocabulaire nous interroge : Capital,…
RPC6 Suite de RPC5
RPC7 A la recherche d’une cohérence,
RPC8 Déflation et croissance, une voie à explorer,
RPC9 Retour sur la question des retraites,
RPC10 Nouvelle présentation du débat,
RPC11 Croissance et développement,
RPC12 Six repères pour fonder une nouvelle approche de l’économie,
RPC13 A propos de « la France qui tombe », un essai de Nicolas Baverez
RPC14 Le développement Local, un des trois modes de développement,
RPC15 Privatisation des services, continuer jusqu’à la catastrophe,
RPC16 Election des députés européens,
RPC17 La centralisation des pouvoirs dans l’UE et le développement local, point de vue de Mindaugas Dakpus, professeur d’économie à l’Université de kaunas, Lituanie.
RPC18 La nécessaire réforme de l’entreprise, (en cours de refonte complète),
RPC19 Dutreil, ministre de la fonction publique, et les fonctionnaires !
RPC20 De Camdessus à Sarkozy,
RPC21 Camdessus, encore, cet homme est dangeureux ?
RCP22 Cette Constitution européenne : Oui ou non ?
RCP22 bis RCP22 mise à jour.
RCP23 Promenade dans le traité constitutionnel,
RCP24 Référendum :Se concentrer sur l’essentiel : Le « marché-roi », oui ou non ?
RCP25 Même titre (suite),
RPC26 Annonce de la reprise du débat à la rentrée de septembre 2006
RPC27 La libéralisation du marché des services : Bolkenstein intégral, modifié, rejeté ?
RPC28 La directive Bolkenstein ou « directive services », Au profit de qui ?
RCP29 La libéralisation du marché des services : La décision du Parlement européen du 26 février 2006,
RCP30 Le CPE, Historique, contenu, comparaison.
RCP31 Sommaire des documents diffusés avec un préambule





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