LA GUERRE EN LIBYE, NOUVEAU COLONIALISME OCCIDENTAL

Publié le par liger

 

                                                                      RPC 52


A PROPOS DE LA GUERRE DE LIBYE,

En attendant la diffusion de RPC 53 qui traitera de l'OTAN et plus particulièrement  de la "recherche d'un nouveau concept stratégique pour l'OTAN", avalisé à la réunion des chefs d'Etats et de gouvernements des pays membres, à la fin du mois de novembre dernier, à Lisbonne, nous diffusons un texte provenant de "Mondialisatin.ca" qui est un site de l'Université  d'Ottawa, lequel diffuse régulièrement des textes relatifs,  à la Libye,en particulier, à la Mondialisation en général. Deux parties s'opposent au nom de l'intérêt du peuple  libyen. Khadafi, d'un coté, un personnage sans doute difficile à défendre pour un européen, de l'autre, un parti regroupant sous la houlette d'anciens ministres de Khadafi, eux aussi peu recommandables que leur ancien patron,une fraction du peuple,certes,dans le cadre d'une  guerre tribale, mais avec une une bonne représentation des combattants d'Al Qaïda, formé,dit-



on, en Afghanistan sous le regard d'une CIA complaisante. Les services spéciaux occidentaux assistent les libyens,au sol,au mépris de la décision du Conseil de Sécurité de l'ONU. Le chef du pseudo-gouvernement de Benghazi était ministre de la justice de Khadafi,encotre très récemment.Il a sur la conscience l'affaire des infirmières bulgares qu'il menaçait d'exécuter.
C'est cet homme-là que le chef de l'Etat français recevait  en grande pompe à l'Elysée, il y a peu de temps. Alors que veut-on ?

On veut certainement récupérer les richesses libyennes pour mettre en place un gouvernement fabriqué de toutes pièces en occident. Au delà, difficile de le dire. Le mandat du Conseil de Sécurité  ne prévoyait que la protection des populations  civiles.On s'est engagé dans le soutien d'insurgés, au demeurant  sympathiques, disposés à chasser Khadafi par tous les moyens,jusqu'a le tuer,sans doute.Réédition de la fin de Caucescu ! Pour le reste les occidentaux n'ont rien à faire,selon nous, dans une affaire africaine où nous présentons comme les nouveaux envahisseurs.
Au delà, on sait que le rêve actuel de la Maison Blanche est de battre  militairement l'Iran,  et cela apparait clairement dans la préparation de la Conférence de Lisbonne. Nous reviendrons sur cette question. En se tenant plutôt en retrait,du moins apparemment,dans l'affaire libyenne, Obama ménage ses  moyens  et fait de notre empereur l'animateur d'un parti européen qui le soutiendrait fortement lorsqu'il décidera d'attaquer l'Iran. 
C'est le problème principal,sans doute, de ce début de vingt-et -unième siécle. Une perspective dans laquelle l'occident,et la France, pourraient perdre,définitivement, son âme.
Il y a  danger.Qu'en pensez-vous?

Bernard Liger
----- Original Message -----
From: Mondialisation.ca To: newsletter@globalresearch.ca
Sent: Saturday, April 23, 2011 7:26 PM
Subject: Mondialisation.ca - La rapine du siècle : l’assaut des « volontaires » sur les fonds souverains libye

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=244

 

 

par Manlio Dinucci



 

Le 23 avril 2011

ilmanifesto.it


> L’objectif de la guerre en Libye n’est pas seulement le pétrole, dont les réserves (estimées à 60 milliards de barils) sont les plus grosses d’Afrique et les coûts d’extraction parmi les plus bas du monde, ni le gaz naturel dont les réserves sont estimées à environ 1.500 milliards de m3. Dans le viseur des « volontaires » de l’opération « Protecteur unifié » il y a aussi les fonds souverains, les capitaux que l’Etat libyen a investi à l’étranger.
>
Les fonds souverains gérés par la Libyan Investment Authority (Lia) sont estimés à environ 70 milliards de dollars, qui grimpent à plus de 150 si l’on inclut les investissements étrangers de la Banque centrale et d’autres organismes. Et ils pourraient être plus importants encore. Même s’ils sont inférieurs à ceux de l’Arabie saoudite ou du Koweït, les fonds souverains libyens se sont caractérisés par leur croissance rapide. Quand la Lia a été constituée en 2006, elle disposait de 40 milliards de dollars. En cinq années à peine, elle a effectué des investissements dans plus de cent sociétés nord-africaines, asiatiques, européennes, nord-américaines et sud-américaines : holding, banques, immobilier, industrie, compagnies pétrolières et autres.En Italie les principaux investissements libyens sont ceux effectués dans UniCredit Banca (dont Lia et la Banque centrale libyenne possèdent 7,5%), dans Finmeccanica (2%) et Eni (1%) : ces investissements et d’autres (dont 7,5% au Juventus Football Club) ont une  signification plus politique qu’économique (ils se montent à environ 4 milliards de dollars). La Libye, après que Washington l’ait effacée de sa liste de proscription des « Etats voyous », a essayé de se refaire une place à un niveau international en misant sur la « diplomatie des fonds souverains ». Quand les Etats-Unis et l’Union européenne ont révoqué leur embargo de 2004 et les grandes compagnies pétrolières sont revenues dans le pays, Tripoli a pu disposer d’un surplus commercial d’environ 30 milliards de dollars annuels qu’il a destiné en grande partie aux investissements étrangers. La gestion des fonds souverains a cependant créé un nouveau mécanisme de pouvoir et corruption, aux mains de ministres et hauts fonctionnaires, qui a probablement échappé au contrôle de Kadhafi lui-même : confirmé par le fait qu’en 2009, ce dernier a proposé que les 30 milliards de dividendes pétroliers allassent « directement au peuple libyen ». Ceci a accentué les fractures à l’intérieur du gouvernement libyen.C’est sur ces fractures que se sont appuyés les cercles dominants étasuniens et européens qui, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont appropriés les fonds souverains libyens. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas : comme le révèle un câblogramme exfiltré à travers Wikileaks, le 20 janvier Layas a informé l’ambassadeur étasunien à Tripoli que la Lia avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques étasuniennes. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor étasunien les a « gelés ». Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux Etats-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie étasunienne toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » environ 45 milliards d’euros de fonds libyens. L’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la Libyan Arab African Investment Company a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, en programmant de les augmenter dans les cinq prochaines années, surtout dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications. Les investissements libyens ont été décisifs dans la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization) qui, mis en orbite en août 2010, permet aux pays africains de commencer à se rendre indépendants des réseaux satellitaires étasuniens et européens, en réalisant ainsi une économie annuelle de centaines de millions de dollars.Plus importants encore ont été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine : la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fond monétaire africain, siége à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes permettrait aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fond monétaire international, tous deux instruments de domination néo-coloniale, et marquerait la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 pays, ex-colonies françaises. Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Les armes utilisées par les « volontaires » ne sont pas seulement celles de l’opération « Protecteur unifié ». Edition de vendredi 22 avril 2011 de il manifesto


> http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110422/manip2pg/09/manip2pz/301857/  Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 


 

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CherBernard,

On ne peut que déplorer les victimes civiles! C'est ce qui sort de la bouche de beaucoup de citoyens; et puis on entend, de part et d'autre, une grande vague moralisatrice se scandalisant des relations d'hier entre l' Etat Français et La Lybie!

Nous sommes sincères en disant cela mais l'Homme est par essence paradoxal ! Il se plaint des dictateurs  de l'accueil, sur son territoire,  de ces hommes humainement incorrects mais quand on va chasser ces tyrans,  il crie au scandale pour les victimes! Il a surtout peur de voir son quotidien modifié: le prix à la pompe augmente...alors l'homme occidental qui hier ne voulait que d'un monde démocratique et qui ne voulait surtout pas recevoir le dictateur, s'indigne d'une intervention.

Je ne dis pas que les dernières décisions prises vont dans la bonne direction. Je n'ai pas la prétention de le savoir. Ce que Je sais c'est qu' il faut cesser de faire croire aux électeurs occidentaux que nous vivons dans le monde de "oui-oui". Les relations internationales sont par essence paradoxales mais indispensables. Ce qui était vrai hier ne l'est pas forcément aujourd'hui et nous ne connaissons pas le quart de la réalité. Seules les éminences grises du pouvoir ont des éléments précis et toute légitimité pour agir. Sarkosy a été élu par une majorité  au s.u.d.
Les critiques venant de l'opposition fusent surtout en période électorale. Peut-être que l'intervention de la France est faite pour faire croire aux français que nous sommes valeureux et forts ( cf idéologie d'une bonne guerre pour enrayer les crises économiques) afin de redonner aux citoyens la fierté d'être et un faux sentiment de sécurité.

Dans tous les cas, le monde n'est qu'un échéquier politique sur lequel chaque état avance ses pions ( souvent militaires ou financiers) en s'alliant avec le Diable.

L'effondrement des politiques orientales nous fait peur. Cette instabilité remet en cause nos accords passés et raréfie l'approvisionnement de ressources majeures sans savoir si le pire est derrière ou devant!

Ce n'est pas le Procès de Sarkosy ou d'Obama mais de l'Homme!

Affecteusement,

Ta nièce.



 

Publié dans libye

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