LA REFORME DE L'OTAN RENFORCE l'HEGEMONIE DES USA

Publié le par liger

  L'OTAN voulait réviser ses objectifs et adaptere son organisation dès cette année 2010. Une conférence était prévue à Lisbonne au mois de novembre 2010 après qu'un groupe d'experts eut rédigé un document préparatoire de plus 50 pages d'ailleurs disponible sur internet.Nous le savions depuis longtemps, certes, mais presse et télévision s'étaient bien gardées d'en faire état. D'ailleurs la question des retraites les avait mobilisées. La question des retraites justifiait une importante mobilisation mais  on pouvait penser que nos média pouvaient traiter  plus d'une question essentielle, dans le même temps.Ils ne l'ont pas fait. Les français auraient bien mériter un éclairage sur un problème qui engage profondément l'avenir de noytre pays

 

Le  document préparatoire avait pour titre" OTAN 2020, Une sécurité  assurée: Un engagement dynamique", sous-titré " Analyses et recommandations du groupe d'experts pour un nouveau concept stratégique de l'OTAN". Le document était daté du 17 mai 2010. Nos journalistes avaient le temps nécessaire pour nous informer. Ils ne l'ont pas fait. L'OTAN voulait adapter ses objectifs et ses moyens à une conjoncture mondiale très  évolutive. Discours de façade qui masque probablement les intentions véritables des promoteurs de la révision attendue.

 

Les américains, affaiblis financièrement, propriétaires d'une dette publique colossale, de l'ordre de 2.000 milliards de dollars ( plus de dix fois le déficit français), astreints à vendre leur dette, à part à peu près égale, au Japon et à la Chine, confrontés à la puissance montante de l'Organisation de Coopération de Shanghaï qui regroupe notamment la Rusie et la Chine, veulent trouver les moyens de maintenir leur hégémonie, sans la partager. Si la dette constitue, pour eux un très sérieux handicap, ils n'envisage pas, pour autant, de la réduire.

 

Le discours convenu sur ces dettes que nous allons lâchement transférer à nos "enfants"  n'est pas celui des responsables américains. Il est seulement celui de leurs féaux européens qui devront se sacrifier pour que les américains restent "maître du monde". Voire la réflexion de Sarkozy rapportée récemment par Wikileaks, ainsi parphrasée,: "la France n'opposera jamais son veto à une proposition américaine". Très exactement,  le contraire de l'attitude adoptée par Chirac et De Villepin à propos de la guerre d'Irak. Si ce propos n'est pas un acte d'allégeance, de quoi s'agit-il alors ? Des puristes pourraient même se demander quelle est la faute commise par celui qui aliène, à l'avance, la liberté d'action de son pays. 

 

Conclusion, les méricains ont besoin d'une participation renforcée de leurs alliés, y compris sur le plan financier, une participation dont on assure, par avance la solidité. Il ne s'agit plus seulement de réadapter une organisation militaire, la plus puissante du monde. Il s'agit aussi d'une recomposition politique au profit des USA, à l'heure où les grands équilibres mondiaux sont remis en cause.

 

L'OTAN avait, à son "sommet" de Strasbourg,le 12 octobre 2009, Les 38 chefs d'Etat avaient désigné son nouveau secrétaire général, Andres Fogh Rasmussen, ex-premier ministre danois, aussitôt mandaté pour réunir un groupe d'experts pour, nous dit-on,  définir un nouveau concept stratégique. Le groupe commença ses travaux fin 2009, sous la présidence de Madeleine K.Albright, ex-secrétaire d'Etat  de Bill Clinton.   Il était, de ce fait, exclu que la conférence de Lisbonne puisse remettre en question le leadership américain, quel qu'en fut le prix. La conférence eut lieu à la date prévue. Les chefs d'Etat de l'Alliance dont Barack Obama et Sarkozy, y participèrent. Ses conclusions sont contenues dans un document de moins de 10 pages intitulé "Concept stratégique de l'OTAN" ( http//www.dsi-presse.com/?p=2576 ) .

 

On verra qu'ils décidérent, en notre nom, et pour longtemps, de relancer l'organisation.  Ils décidèrent de  l'adapter à de nouveaux types de menaces, terrorisme, cyber-attaques, piraterie maritime, agression contre les voies maritime qu'ils estimaient, pour eux, capitales,et ,surtout, l'Iran, présentée comme le pays contre lequel le monde entier devrait faire bloc. Ils décidérent aussi de tout faire pour attirer la Russie dans le camp de l'OTAN, sans jamais évoquer  l'Organisation de Coopération de Shanghaï qui associe poutant la Russie à la Chine, au titre de menbres fondateurs, et l'Iran, au titre de membre observateur.'cf. RPC 52).

 

En 1997, l'Otan et la Russie avaient créé le COR (Commission OTAN-Russie). Il s'agissait déjà d'associer le Russie aux travaux de l'OTAN. En 2006, les associés se   réunirent à Sofia et décidérent d'un certain nombre de priorités assorties de recommandations.²ééééééé

 

 

On peut donc considérer que la recherche d'un nouveau concept stratégique pour l'OTAN a un premier objectif, sinon disloquer l'OCS, du moins compromettre au maximum la Russie et tenter de l'associer suffisamment pour qu'une éventuelle guerre contre l'Iran devienne possible,  Elle aurait pour second objectif la nécessité, pour les USA, de rassembler sous leur commandement un maximum d'alliés  pour être en mesure d'attaquer l'Iran. Il y aurait d'ailleurs à s'interroger car il n'est pas certain que le but d'un conflit contre l'Iran soit le même pour tous les protagonistes. Les "durs" Israëliens, et sans doute certaines puissances arabes sunnites, voudraient une guerre préventive, ce  que confirme un certain nombre de documents  diffusés par Wileak .Ils seraient certainement prêts à la déclencher, dès maintenant . Elle pourrait faire de l'Iran un pays battu, meurtri, neutralisé,  devenant ennemi silencieux pour longtemps,  alors que barack Obama pourrait préférer une évolution qui fasse de l'Iran une république chiite, alliée, sur laquelle il pourrait s'appuyer.  On ne peut oublier, en effet, que l'Arabie Saoudite finançat longtemps El QaÏda, et qu'elle la finance toujours, peut-être, si l'on en croit  certaines révélations de la correspondance diplomatique  à laquelle je faisais plus haut référence. Dans cette hypothèse, les américains retrouveraient, pour leur plus grand bénéfice, un pétrole, dénationalisé bien entendu, auquel ils n'ont plus accès librement depuis  près de cinquante ans. Le Shah serait vengé. Mais...Souhaitons seulement que les républicains ne gagnent pas les futures élections présidentielles.  

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